LA GUERRE DE 1939/1945

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LE RESEAU COMETE

 Evasion des aviateurs britanniques et alliés par le Pays Basque

RECUEIL

BLOG DE : Marcel Martine ARGOYTI

Evasion des aviateurs britanniques et alliés par le Pays Basque

RECUEIL

 

Peñas de Haya

 

 

" Les 3 Couronnes "

Vue du côté français,

le parcours de Comète se faisait côté espagnol

 

 

 

 

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LISTES

DOCUMENTS 

DEPORTES

LISTE LAFON

 F.F.I

 du capitaine DUPOUY

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  2   LISTE     F.F.I .   HARGOUET

3 LE SONDERSUG

 

ABBADIA

 

5   FOURCADE

6  LIQUEUR DE HENDAYE

 

GUERRE DE 1936 Espagne

8  LOTI 

Numériser0001-2

 

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et il 

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DOCUMENTS  DEPORTES

LISTE LAFONT

 

Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

75 000 environ pour des raisons raciales ( 2 500 survivants)Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.

66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, ( = en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des rafflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

Ahlrich Meyer retient le chiffre de 85 000 déportés (90 000 pour la documentation allemande), mais ajoute qu’aucune enquête précise ne permet de le vérifier actuellement.

Dans une conférence de novembre 2002, Jean Quellien estime le nombre des déportés non raciaux à 85 000 - 90 000, en raison des prisonniers envoyés en prison en Allemagne avant la déportation, des déportés qui étaient déjà en Allemagne au moment de leur déportation (PG, STO). Il s’est appuyé sur l’exploitation récente des dossiers d’archives du Secrétariat aux Anciens Combattants déposées à Caen.
Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85.000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l’occupant nazi et le régime de Vichy. "86.827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en : 
86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi, 
779 déportés arrêtés par mesure de persécution. Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent encore dans aucun mémorial français (« demi-juifs » et conjoints d’aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis le zone rattachée au Commandement militaire alle  de  mand de Bruxelles, Tsiganes). C’est pourquoi le titre de l’ouvrage mentionne « et dans certains cas de déportation de persécution ».

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La tenue de Mr Carricaburu

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172  Harranboure-Halzen-Urtega-Humbert-Hondet

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Etcheveste 

 

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LE SONDERZUG

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ABBADIA

Mais, si Hendaye est plutôt pauvre en monuments, on peut  dire que la qualité compense la quantité. C'est bien le cas en effet du château d'Abbadia, situé à l'origine de la pointe Sainte-Anne. Bien que de construction relativement récente, c'est un superbe édifice qui ajoute encore à la beauté du magnifique décor qui l'entoure. Son premier propriétaire, M. Antoine d'Abbadie d'Arrast, était basque, originaire d'Arrast, en pays de Soule. Passionné pour l'étude des sciences, il se fit remarquer, de bonne heure,par ses connaissances multiples qui lui valurent, à plusieurs reprises, des missions dans les pays d'outre-mer. Il les remplit avec un succès qui le désigna comme une des personnalités les plus en vue du monde savant et ne fut pas étranger à sa nomination de membre de l'Institut, en 1867. Parmi ses nombreuses expéditions, il faut surtout mentionner celle qui le conduisit en Abyssinie, en 1836. Il y fit un séjour de quinze ans coupé par quelques voyages en France et ailleurset, pendant ce temps, il explora le pays comme il ne l'avait jamais été par des Européens. Le Négus le combla de biens et lorsqu'il revint en France, il rapporta une foule d'objets et de documents précieux parmi lesquels une collection de parchemins les plus rares, aujourd'hui dans la bibliothèque de l'Institut à Paris. Revenu en France, en 1865, à l'âge de 55 ans, M. d'Abbadie renonça aux grands voyages et c'est alors qu'il acheta de grandesétendues de terrains, au nord d'Hendaye et qu'il commença la construction du château d'Abbadia. Il ne quitta plus cette belle résidence jusqu'à sa mort survenue en 1897 et il s'y consacra à des travaux sur l'Astronomie et la Physique du Globe.  Aussi, lorsque, vers 1880, sur l'initiative de l'amiral Mouchez, alors chef du bureau des longitudes, un accord fut intervenu entre les puissances pour l'établissement de la carte du ciel, il accueillit cette décision avec enthousiasme et il donna à l'Institut son château pour être affecté à un observatoire qui participerait à ce travail. Depuis lors, Abbadia est devenu une sorte de sanctuaire de la science où l'on vit, c'est le cas de le dire dans le ciel étoilé. Tandis qu'à quelques centaines de mètres, dans les nouveaux quartiers d'Hendaye, on ne songe qu'auxdistractions et au plaisir, là-haut, par les nuits sereines et dans le calme le plus absolu, des jeunes gens procèdent à la détermination de coordonées d'étoiles, sous la surveillance d'un ecclésiastique aussi modeste que distingué, M. l'abbé Calot, directeur de l'observatoire. Mais, à l'exception de trois grandes salles affectées aux instruments et au personnel, le château d'Abbadia a été conservé tel qu'il était du temps de ses propriétaires. M. d'Abbadie qui n'était pas seulement un savant, mais aussi un homme de goût,passait le temps qu'il ne consacrait pas à la science, à orner et à embellir sa résidence. Aussi en a-t-il fait un véritable musée. Il n'est pas une pièce, un panneau, un meuble, un objet qui ne soit une oeuvre d'art et n'attire l'attention. Chaque salle a son caractère individuel (Arabe, Allemande, Irlandaise, Abyssine, etc...)et partout ce sont des proverbes ou des sentences morales, empruntées au folklore de chaque pays,  inscrits sur les murs ou gravés dans le bois.                                                                                                               

l'extérieur.                                                                                                                                         (N)

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 FOURCADE

 HENDAYE VUE SUR L'ECONOMIE PRESENTE

 

De 1940 à ces derniers temps les événements sont trop proches, ils n'offrent assez de recul pour pouvoir être contemplés avec l'objectivité voulue; c'est pourquoi nous mettons un point final à cette histoire.

Cependant, afin d'offrir un repère à celui qui, demain, la reprendra, il nous a paru intéressant de prendre un cliché de l'économie de la ville en cette année 1966.

Son activité doit assurer la subsistance d'une population, dont quelques recensements démontreront la progression et l'importance actuelle :

1861   422 habitants

1906   3 334 »

1931   6 008 » (dont 757 comptés à part : sana, aéra.)

1962   7 936 »        » 749 »         »

 

Des calculs et des statistiques, d'une lecture fastidieuse, que nous épargnerons donc, permettent d'estimer que, depuis 1900, l'augmentation de la population est moins due à l'excédent des naissances, quoique réel, qu'à celui de l'immigration de 3 500 habitants environ.

Ces derniers sont, d'une part, de nombreux retraités, dont beaucoup anciens fonctionnaires (instituteurs, douanes, employés de la S.N.C.F.) et, d'autre part, des basques-espagnols. Il est remarquable de constater que, comme leurs compatriotes qui se sont fixés à Urrugne (voir chap. « Urrugne et ses voisins »), ils ont été rapidement assimilés. Hendaye leur doit une transfusion de sang basque, qui a revigoré son caractère d'origine.

Au profit de cette population il est essentiellement trois branches d'activité : l'industrie, le tourisme (y compris l'hôtellerie) et le commerce.

Les usines les plus représentatives de l'industrie, du moins par l'importance de leur personnel, sont :

— la Manufacture d'Armes des Pyrénées Françaises, la doyenne de celles qui sont actuellement en place, a été créée en 1923; elle occupe 110 techniciens et ouvriers spécialisés;

la Société SO.BI.GEL, son usine date de 1965; elle est unique dans les pays du Marché Commun pour la fabrication de l'agar-agar extrait des algues marines rouges. A son personnel permanent (35 ouvriers, travail continu, nuit et jour) s'ajoutent les saisonniers (40 à 70 de septembre à janvier) affectés au ramassage des algues;

la Conserverie d'anchois « Papa Falcone », repliée d'Algérie à Port-Vendres et ici, sur les Joncaux, en 1963. Personnel permanent d'environ 30, en majorité des ouvrières, et en saison (avril-mai) de 200 environ. Elle absorbe la production de trois bateaux (30 tx) du port et trouve le complément de son approvisionnement à Saint- Jean-de-Luz.

Le tourisme s'épanche dans trois courants : le premier s'écoule dans les hôtels et surtout dans de très nombreux appartements meublés; le second se déverse dans les camps d'été; le troisième, d'allure torrentielle, ne fait que traverser la ville dans la direction de l'Espagne et vice-versa, par le pont de Santiago, qui fut ouvert à la circulation le 25 juillet 1966, le jour de la fête de saint Jacques en souvenir d'un très lointain passé (voir « Urrugne », chap. « Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle »).

L'industrie hôtelière, proprement dite, dispose de 3 hôtels à trois étoiles, 8 à deux, 30 à une ou sans étoile, offrant 1 000 chambres au total.

Il a bien disparu le temps où la saison, privilège des plus fortunés, durait, avant 1914, d'avril à octobre! Grâce aux Espagnols jamais elle ne fut, pour les hôtels, plus belle qu'en 1925. L'extension des loisirs à toutes les classes de la société ainsi que leur concentration sur quelques semaines, qui saturé la capacité d'accueil sous un toit, sont, parmi bien d'autres, deux motifs de la faveur des séjours sous la tente. En 1965, ils furent environ 40 000 vacanciers campant dans la périphérie de la ville.

La qualité du climat a, en outre, suscité la création d'établissements de cure, dont les plus importants sont :

l'Etablissement Hélio-Marin de la Ville de Paris, avec 650 lits et 300 cadres et employés;

le Nid Marin, avec 170 lits et 60 cadres et employés.

La majorité de tout ce personnel est recruté sur place et dans les environs.

Le mouvement, que représentent ces diverses formes d'accueil, traduit en nuitées dans les registres de la police, fut en 1964 :

hôtels  120 000 nuitées (12 mois par an)

meublés        179 000 »     (environ 3 mois par an)

campeurs. 270 000 »         (id.)

569 000

Quant aux passages par route, prenant pour exemple août 1965, ils furent à l'entrée en Espagne par le pont de Hendaye de 258 960 voyageurs et par celui de Béhobie de 415 268. A la sortie il en fut sensiblement autant.

Si nous opposons les chiffres de ces deux points de passage, c'est parce que, plus tard, ils permettront de mesurer la force d'attraction ou, au contraire, de dérivation du nouveau pont Saint-Jacques- Santiago.

Voir les statistiques que nous mentionnons à ce sujet dans le chapitre « Béhobie » et qui concernent les deux années 1964 et 1965 pour ce point de passage ainsi que pour celui de Hendaye.

Ils comprennent les allées et venues des Espagnols (environ 90 000 en 1965) qui traversent quotidiennement la frontière et se divisent en deux courants :

ceux, qui choisissent le pont de Hendaye, viennent, en général, fréquenter les magasins de la ville pour y effectuer des achats de toutes sortes; « l'article de Paris » est toujours très attractif. Ils contribuent grandement à l'activité du commerce local;

ceux, qui passent par Béhobie, ont le même objectif, mais préfèrent opérer sur les places de Saint-Jean-de-Luz et de Bayonne, Biarritz leur étant, en outre, une agréable distraction.

Le transit, par route et par fer, constitue le principal point d'appui du commerce et, par sa permanence, le plus important facteur de l'économie locale. 300 familles en vivent, 30 transitaires l'assurent.

De 1936 à 1951, il entra en sommeil; Hendaye et Béhobie ressentirent durement tout ce temps. La frontière fut, en effet, fermée de 1936 à 1946, puis ouverte en 1946 jusqu'à mi-1948, et refermée jusqu'à fin 1949, mais, en fait, il fallut attendre le début de 1951 pour enregistrer une vraie reprise de l'activité du commerce avec l'Espagne.

Actuellement, ce transit se présente comme suit :

Importation :

toute l'année, 70 000 tonnes de diverses marchandises (machines, légumes secs, conserves) ;

de novembre à fin mai, 150 000 tonnes (agrumes, fruits, légumes frais, etc.).

Exportation :

environ 180 000 tonnes (produits chimiques, manufacturés, grands ensembles, machines-outils, maïs, orge, lait),

soit, au total, 400 000 tonnes environ, dont 12 % environ transitent par la route, et passent par la Gare Internationale Routière (organisme privé), ouverte en 1961.

Ces chiffres ne cessent de progresser depuis 1952, à un rythme qui fut en moyenne de 15 à 25 % au cours de ces dernières années;

ils traduisent bien la prospérité croissante de notre commerce avec l'Espagne, dont ne souffrent que les automobilistes maugréant derrière les camions T.I.R. de plus en plus encombrants et nombreux sur notre vieille R.N. 10 !

Il est, hélas! deux points noirs à l'horizon des transitaires :

1° L'application d'une récente loi, qui ouvre 130 postes de douane à l'intérieur du pays, s'ajoutant à ceux de la région parisienne. Le plus grave est qu'elle oblige les importateurs et les exportateurs à procéder aux formalités douanières aux points d'arrivée ou de départ des marchandises.

Son application rigoureuse porterait un coup très dur aux transitaires de Hendaye, mais il est toujours des accommodements avec le Ciel et des dérogations sont prévues par l'Etat-Providence ! ÎI est à souhaiter qu'elles soient largement dispensées afin de respecter et les usages commerciaux et aussi la liberté de chacun inscrite dans la Constitution !

2° La perspective de l'admission, plus ou moins tôt, fatale, de l'Espagne au sein du Marché Commun, entraînant l'abaissement de la frontière douanière.

Ce jour-là, autant qu'il puisse être prévu, leur reconversion, au moins partielle, s'imposera et n'aura d'autre voie que celle offerte par l'industrie (la zone des Joncaux comporte encore 9 hectares disponibles).

Outre le trafic par route, les transitaires ont à assurer les formalités de passage en gare des marchandises qui traversent la France (environ 800 000 tonnes) et qui, par suite de la différence d'écartement des rails en France et en Espagne, doivent être transbordées.

Cette opération absorbe une main-d'œuvre de 190 hommes environ au cours de la période des agrumes et de 80 en temps creux; elle re des abonnements, passé de 2 671 à 4 250, ne s'est élevé que de 60 %, ce qui est déjà remarquable. L'écart, qui sépare ces deux pourcentages, correspond à un plus grand confort. Que ce dernier ait pu être amélioré de 16 % en ce laps de temps est un excellent signe de santé de l'économie des familles.

La consommation domestique du gaz a suivi une progression du même ordre, bien que son emploi ne s'applique pas aux appareils ménagers; elle a atteint 72 % avec 2 106 abonnés en 1965.

A en croire un dicton du dernier siècle, Hendaye se distinguait par « de grandes manchettes » (Mancheta handi Hendayako). Ce temps des lustrines et des faux-cols est bien passé : Hendaye aujourd'hui travaille en ses usines, en ses nombreux ateliers d'artisans, sur ses chantiers.

Hendaye continue à bâtir (210 maisons en 1887; 1 534 en 1962; 404 permis de construire délivrés en 1965), à bâtir son avenir avec une confiance égale à celle de ses anciens.            FOURCADE

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Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

75 000 environ pour des raisons raciales ( 2 500 survivants)Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.

66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, ( = en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des rafflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

Ahlrich Meyer retient le chiffre de 85 000 déportés (90 000 pour la documentation allemande), mais ajoute qu’aucune enquête précise ne permet de le vérifier actuellement.

Dans une conférence de novembre 2002, Jean Quellien estime le nombre des déportés non raciaux à 85 000 - 90 000, en raison des prisonniers envoyés en prison en Allemagne avant la déportation, des déportés qui étaient déjà en Allemagne au moment de leur déportation (PG, STO). Il s’est appuyé sur l’exploitation récente des dossiers d’archives du Secrétariat aux Anciens Combattants déposées à Caen.
Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85.000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l’occupant nazi et le régime de Vichy. "86.827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en : 
86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi, 
779 déportés arrêtés par mesure de persécution. Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent encore dans aucun mémorial français (« demi-juifs » et conjoints d’aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis le zone rattachée au Commandement militaire alle  de  mand de Bruxelles, Tsiganes). C’est pourquoi le titre de l’ouvrage mentionne « et dans certains cas de déportation de persécution ».

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LIQUEUR DE HENDAYE

EAU DE VIE

DE HENDAYE 

 

 Les Eaux de vie de HENDAYE

 et la liqueur I Z A R R A

 Marcel Marc D O U Y R O U

 

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 L’eau de vie, transformée en liqueur a fait la réputation d’Hendaye depuis le tout début du XVIII° siècle. Louis Moréri dans son Grand Dictionnaire Historique et le cartographe du Roi Michel Antoine Baudran (1633-1700) citent  « la ville d’ANDAYE, bourg de France sur la frontière d’Espagne, prés de l’embouchure de la Bidassoa, où l’on tient une foire renommée pour ses eaux de vie »

  En 1705 cinq Hendayais brûleurs d’eau de vie, Dominique Dirandatz, Pierre Dottace, Martin Galbarret, Jean Duhalde et Martin Haranibar créent une distillerie à Bayonne, malgré les échevins qui veulent « interdire leur industrie dans la ville » et leur intentent un procès après avoir visité leurs fourneaux de distillation. Ils ont appris que dans la nuit du 2 au 3 juillet de cette année là, un incendie occasionné par une chaudière où l’on faisait de l’eau de vie a ravagé un quartier du quai des Chartrons à Bordeaux. Dominique Dirandatz interjette appel contre les ordonnances de police du Corps de La ville Finalement Martin Galbarret reçoit l’autorisation de construire une distillerie dans sa maison de la rue Gosse, promettant que le fourneau sera fermé de fortes murailles neuves et anciennes pour ne causer aucune incommodité ni aux voisins ni au public.

 En 1717, Louis Dhuirat époux de Marie Dotace veuve de Dominique Dirandatz, installe à l’extrémité de la rue Vieille Boucherie sa distillerie, qui est inspectée par Léon de Roll premier échevin, l’ingénieur en chef du Roi et le Procureur du Roi.

 Périodiquement les ordonnances de Police défendent de jeter sur les quais ou dans les fossés, les lies des eaux de vie dont il est dit « qu’il n’y a pas d’odeur plus pestilentielle » et leur recommande de les jeter dans un endroit « qui ne puisse incommoder le public »

 Pour fabriquer cette eau de vie on emploie indistinctement le marc des raisins blancs ou celui des raisins rouges, ce dernier plus riche en alcool. On peut également en obtenir en distillant le cidre ou le poiré. La récolte de raisins est abondante aux portes de la Ville. On connaît également des vergers importants sur les rives de l’Adour et de La Nive : le domaine de Lauga de Mr de Seignanx, la pommeraie de Basseforest de Joannis de Haraneder-Poutil, la métairie de Beriotz du procureur du Roi Jacques de Lalande, le verger d’Aritzague de Pierre de Ségas.

Dans un documents conservé dans le Service des Archives Départementales, on peut mieux connaître l’une de ces familles de fabricants grâce au testament mystique rédigé par une main affidée et écrit en trois feuillets de Jeanne LISSARDY épouse depuis 1742 de Pierre DUCOS maître chirurgien.

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Elle déclare en 1763 être propriétaire de quatre maisons à Saint Jean de Luz et une dans la paroisse de Serres (Ascain). Elle lègue à sa fille Madeleine les alambics, les futailles et tous les ustensiles servant à la fabrication de l’Eau de Vie Douce appelée Eau de Vie d’Hendaye, qu’elle-même avait reçu de sa marraine Lissardy par testament du 28/10/1728.

 Son fils aîné Gratien est étudiant en médecine à Toulouse.

 Cette production est exportée vers Saint Domingue et le Canada. Dans ce dernier pays les gens du peuple apprécient l’eau de vie de canne et en font une consommation excessive malgré les remontrances du clergé. Les membres de l’élite de la Nouvelle France font figurer sur leur table au XVIII° siècle une grande variété d’alcools français, mais celui qui revient le plus fréquemment dans les registres comptables est l’Eau de Vie d’Hendaye.

Le père Labat écrivait en 1698 dans son « Voyage aux Antilles » que les eaux de vie les plus estimées et les plus recherchées alors aux îles, étaient celles de Nantes Cognac et Hendaye.

  Maison fondée en 1857

 Au début du XIX° siècle un distillateur nommé Paul BARBIER vint habiter ce coin du pays Basque. Il chercha et finit par trouver les vieilles formules de cette Eau de Vie tant appréciée.

 

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 Il créa son entreprise en 1857 pour commercialiser « La véritable Liqueur d’Hendaye » fabriquée dans la maison Margoenia, prés de la gare d’Hendaye Plage

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La dernière " fabrique" de la liqueur à Hendaye

Il créa son entreprise en 1857 pour commercialiser « La véritable Liqueur d’Hendaye » fabriquée dans la maison Margoenia, prés de la gare d’Hendaye Plage

 

 de sa signature P.BARBIER. La bouteille « Hendaye Jaune » de 75 cl est vendue 745 francs en 1951 et les Gds Flasks 230 francs Lors des expositions régionales, il remporte quatre médailles d’argent, Bordeaux 1865, Saragosse 1868, Nice 1884. En 1907 il est de retour à Bordeaux, hors concours et membre du Jury de la grande exposition Coloniale et Maritime.

 Au décès du fondateur, les demoiselles Barbier héritent de leur père vers 1904 de la SA « La véritable Liqueur d’Hendaye ». Le créateur d’Izarra, Joseph GRATTAU est né en 1862 à Bordeaux où son père épicier et marchand de denrées coloniales 5 rue de Guyenne avait épousé en 1853 Clotilde FERRAUD dont le père était raffineur. Joseph Grattau vint habiter vers 1890 à Bayonne où il acheta une petite raffinerie de sucre dans le quartier Mousserolles. Cette première entreprise ayant été détruite dans un incendie, Joseph Grattau se lança dans le négoce des vins et spiritueux.

 

Il apprit vers 1904 que les successeurs de Paul Barbier souhaitaient vendre leur marque et la petite raffinerie Hendayaise. Joseph Grattau confia à un confrère, connaissant bien Hendaye, son désir de se porter acquéreur, et ce dernier se proposa comme intermédiaire pour faciliter la négociation. Trahissant sa confiance l’interlocuteur proposa aux Barbier un prix supérieur à celui de J.Grattau et s’empara ainsi avec ses amis de la distillerie Hendaye 

 Joseph Grattau ne se tint pas pour battu, c’était un homme de caractère. Il décida de créer à Hendaye une liqueur jaune d’or avec des notes aromatiques. Il lui donna le nom de Liqueur IZARRA Fine d’HENDAYE. Bien entendu ses concurrents lui firent un procès qu’ils perdirent en Cour d’Appel.

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Encouragé par le succès de sa procédure, Joseph Grattau, transporta sa fabrication à Bayonne et supprima peu après de ses étiquettes le qualificatif d’Hendaye.

 C’était la naissance dans ses locaux de la rue Frédéric Bastiat de « IZARRA, vieille liqueur de la Cote Basque » avec son étiquette jaune ornée d’une étoile rouge, et l’écusson de la ville de Bayonne sur le goulot. En 1913 IZARRRA inaugure ses nouveaux locaux dans un grand bâtiment sur le quai Bergeret au cours d’une grande fête. Face à la ville, l’étoile rouge d’Izarra brille sur les rives de l’AdourMalheureusement la guerre 1914-18, porte un coup mortel à la fabrique. Ses deux fils, son directeur et plusieurs de ses ouvriers sont mobilisés. Pour maintenir la maison ouverte, Joseph Grattau abandonne provisoirement la fabrication de la liqueur et se lance dans l’importation de vin d’Espagne.

 Au lendemain de la guerre, où l’un de ses fils est mort pour la France, Joseph Grattau secondé par son fils Gaston et ses deux gendres se lance à nouveau dans la fabrication de sa liqueur et crée en 1927 la SARL Distillerie de la Cote Basque.

 Ce furent des années d’expansion considérable.

 La maison Grattau a recours à la publicité par l’affiche :

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Paul Colin                                            

Mais le trait de génie de Mr Grattau, ce fut de  appel à l’affichiste le plus talentueux et célèbre de l’époque Paul COLIN qui lui dessina deux affiches :

 - Monté sur un cheval vert qui se cabre devant une bouteille d’Izarra, un « picador »couleur or dirige sa pique vers une bouteille jaune.

 - Un danseur basque bondissant devant une bouteille d’Izarra jaune.

 

 Cette dernière rappelle de la façon la plus simple que la liqueur eimage22st fabriquée au pays Basque.

 Paul Colin évoquait avec une tendresse particulière la préparation de cette affiche, racontant que Mr Grattau fit en sorte que son affichiste ne manquât jamais de sa liqueur afin qu’il y puise son inspiration.

  Cette affiche contribua grandement à la renommée d’Izarra. IZARRA remporte des marchés non seulement en France, mais également en Espagne, Belgique et chez les Basques d’Amérique du Sud

 L’année 1939, la guerre civile d’Espagne s’achève le 28 mars, la France et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne le 9 septembre, et Joseph Grattau décède à Bayonne le 12 septembre. Depuis 1931, il avait confié la direction de la Maison à son gendre M.Seguin. La guerre et l’occupation vont ralentir considérablement la fabrication par suite des difficultés à se fournir en sucre et alcools. Les troupes Allemandes arrivent à Bayonne le 27 juin 1940 et poursuivent leur route vers Hendaye et St jean Pied de Port. Le stock de vieilles eaux de vie d’Armagnac constitué par Izarra depuis quelques années se trouve maintenant en zone non occupée.

 En 1943 le décès de Mr Seguin et l’arrestation par les Allemands de Mr Dagonnet, autre gendre de Mme Grattau, viennent aggraver la situation de la fabrique.

Mme Joseph Grattau et ses filles vont relancer l’activité au lendemain de la libération grâce au stock de vieilles eaux de vie qui avait échappé au pillage des troupes d’occupation.

Dès 1946-1947-1948 et les années suivantes les progrès de la Liqueur Izarra sur les marchés français et étranger sont considérables. IZARRA rachète en 1955 son unique concurrent la distillerie de la Liqueur d’Hendaye Paul Barbier, convoitée pendant des années par Joseph Grattau.

 Quelques années plus tard le marché des liqueurs subit une régression due aux changements des goûts des consommateurs, à la taxation des alcools et à la fiscalité. La famille Grattau est obligée de faire appel à un partenaire dans le même secteur, REMY COINTREAU.

 Le bâtiment de Bayonne aménagé en musée, est devenu une étape incontournable des touristes, mais pour des motifs de rentabilité, l’élaboration de la liqueur du pays Basque, se fera dorénavant dans la région d’Angers

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image27Reconsidérant la vie de la cité à notre point de départ, 1826, nous ne pouvons qu'admirer

 

7  GUERRE DE 1936  

LOTI 

 

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