Mairie- Arbre de la Liberté-Guerre de 1870- la poste- Château d'Abbadie-Caneta 

Loti- le fronton

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 1865Le premier étage du clocher, en bon état, servait de mairie et d'école.Il fut endommagé par la foudre en 1836. Les services municipaux se transportèrent alors à la maison Imatz et y demeurèrent jusqu'au jour où, en 1865, fut construite une nouvelle mairie

 

 Jean Baptiste DANTIN

1868-1871

1865 nouvelle  

MAIRIE  

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Conflits politico religieux

  1865, le curé, le maire et son conseil municipal avaient unanimement demandé au Père Cestac, fondateur du Refuge

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A l'image de la République des Etats Unis il fut décidé d'en planter un

 L'ARBRE DE LA LIBERTE

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Premier arbre de la République planté Place de la République en haut de la rue du Port, à l'instar des U.S.A

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Deuxième arbre planté face à l'église

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L'ARBRE DE LA LIBERTE 

Pendant la première République en 1792 Hendaye avait été détruite par les armées du roi d'Espagne et essayait de relever ses ruines. Pendant la  deuxième République en 1848 Hendaye avec ses 430 habitants et sa quarantaine de maisons, son maire Martin Hirribaren avait peu d'échos des évènements parisiens .il en fut autre pour la troisième Rébublique née dans la douleur et qui vivait en  équilibre instable entre les "blancs" et les '' rouges ''. Hendaye comptait alors 1900 habitants, bond du à l'arrivée du chemin de fer

Son évènement majeur était la naissance de la première fanfare, grâce à un don généreux d'un mélomane qui offrit : giberne et lyre, un cornet à pistons, une grosse caisse roulante, un triangle et une cymbale .Il y eut une entente parfaite entre les musiciens,  et tous se réjouissaient de la bonne harmonie qui régnait.Le conseil municipal qui se vantait d'avoir adhéré à la République, voulut marquer d'une manière symbolique, le nouveau régime républicain. Il décida de planter sur un bord de la place de la République "l'arbre de la Liberté", à l'image de nouvelle République des Etats unis d'Amérique. Cette cérémonieProgramée pour le 2 février 1879, devait être solennelle et les musiciens furent convoqués à y participer pour  jouer la "Marseillaise"

C'était une mauvaise idée

Avec l'arrivée de la République, les jeunes hendayais ne mettaient pas beaucoup d'enthousiasme .. à accepter le nouveau genre de vie que les républicains voulait leur imposer, aidés en celà  par une certaine partie de la " population " !!Cette belle harmonie fût remplacée par  des regards obliques.Ce fut l'étincelle qui suffit à mettre la brouille entre eux. Ils se divisèrent, et petit à petit cette crise diffuse entraîna la dissolution  de la fanfare.

 Chaque musicien garda son instrument, et les blancs gardèrent la  magnifique bannière. La musique disparut donc en 1880, mais une autre fanfare fur crée la même année, la fanfare dite républicaine subventionnée par la mairie. Le maire Jean Baptiste Ansoborlo promit une  magnifique bannière et leur expliqua

< le drapeau de votre fanfare sera bien plus beau, et ces incorrigibles réactionnaires qui ont refusé de  jouer  la  " Marseillaise " autour de l'arbre de la liberté ne sont pas dignes de la posséder. J'ai interdit à cette fanfare la voie publique, que je vous accorde , vous qui êtes mes amis .>

Cette affaire passiona longtemps les esprits à Hendaye.Cette nouvelle fanfare participa en 1882 au concours de Saint Palais et anima la fête du 14 juillet,  Hendaye s'étant par ses votes à la tête des idées républicaines dans le canton se doit de célebrer dignement la  fête nationale ( séance 1883 ) . Les différents n'allaient s'amoindrir pour autant, ni entre les musiciens ni au sein de la population hendayaise

 L'ARBRE DE LA LIBERTE ABATTU....

L'Arbre de la Liberté, qui fut à l'origine de la dissolution de la fanfare hendayaise, va ajouter à son histoire,<< un acte inqualifiable >>  Voiçi le texte du conseil municipal : << Monsieur le  maire observe qu'un acte inqualifiable a été commis en abattant " l'arbre de la liberté" dans la nuit du 28 au 29 février dernier .Il demande l'autorisation d'en planter un autre

D'après la tradition, conservée dans de vieilles familles hendayaises, cette nuit là un groupe de "Xuriak" scièrent  l'arbre , car ils le considéraient comme une provocation permanente .Le nouvel arbr de la Liberté, fut planté à l'extrémité opposée de la Place de la République, face à l'église.

 Que devint cet arbre, car il n'est plus.Un beau matin , une centaine d'années plus tard,  il fut retrouvé à bas. Une tempête l'aurait abattu.Un grand silence entoure ce dernier épisode   

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POUR CLORE CET EPISODE

 voici une anecdote bien révélatrice de l'état d'esprit politique ainsi que de l'esprit tout court du maire, Auguste VIC qui administrait la cité en 1896; elle éclaire, non moins, la situation économique du moment.

Conseil Municipal - Délibérations du 4 juillet Explication du Maire

« Les musiciens (de la « Lyre municipale ») ont demandé à M. le Curé à assister à la Procession, ce qu'il avait accepté. J’ai d'abord répondu que chacun devait rester chez soi. Puis, j'ai réfléchi et pensé au premier mot de la devise républicaine « Liberté » et ai autorisé.

Au point de vue politique, j'ai considéré que la République, à Hendaye comme en France, était aujourd'hui incontestée et assez forte pour ouvrir ses portes aux bonnes volontés.

Au point de vue économique, nos intérêts compromis par l'élévation du change en Espagne et celle des droits, dits protecteurs, exigent que Hendaye tende la main aux étrangers et donc a besoin d'union dans le même but : le développement continu de notre station balnéaire. Car là est la seconde fortune du pays.

L'Assistance Publique de la Ville de Paris vient à nous et nous apporte un grand rayon d'espérance. Un tramway électrique est projeté... Mais tout celà, je le veux par la République et pour la République. Je veux faire apprécier l'Administration républicaine et prouver à nos adversaires et aux communes voisines (allusion évidente à Urrugne, la spectrale!) que les Républicains savent gérer les affaires et progresser vivement par la Sagesse et la Liberté.

... Aux musiciens nous ne demandons pas autre chose que de l'harmonie (!), afin de nous rassembler et égayer par les sons agréables de leurs instruments !

Conclusion : Jugez de la portée de mes actes, tout le fond nécessaire de ma pensée qui peut se résumer en deux mots : tout pour la République et tout pour Hendaye. »

A notre tour de résumer : Paris vaut bien une messe et Hendaye une procession !

N'est-ce pas là plus qu'une anecdote? mais le bon exemple d'un maire à la recherche d'une union cimentée par par l'intérêt, le plus fort des liants !                                                                                                                                                         (f)

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1871  . Projet d’urbanisation de la plage de Hendaye présenté par l’ingénieur Dupouy.

Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

Guerre

FRANCO-ALLEMANDE

1870

 Appelée guerre franco-prussienne, opposa le Second Empire français au royaume de Prusse et ses alliés (allemands). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne qui était alors une mosaïque d'États indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire Français et 1870 la perte pour le territoire français de l'« Alsace-Lorraine

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 Napoléon III et Bismarck après la défaite de Sedan

 

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TROISIEME REPUBLIQUE

1870-1940

 

La Troisième République est le régime politique de la France de 1870 à 1940.

La Troisième République est le premier régime français à s'imposer dans la durée depuis 1789. En effet, après la chute de la monarchie française, la France a expérimenté, en quatre-vingts ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques et deux Empires. Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine.

 1865   le curé le maire et le conseil municipal avaient unanimement demandé au père Cestac fondateur de refuge  d'Anglet, l'envoi de Servantes de Marie. Il en vint aussitôt trois, qui prirent en charge l'école des filles.

Tout alla très bien jusqu'au jour où le maire s'acharna à leur chercher noise et à demander leur départ sous les prétextes les plus fallacieux.     . Il prétextait, par exemple, l'insuffisance de leur enseignement, ce à quoi l'inspecteur d'académie répondait que leur école était une des meilleures du département ! Mais il fut une .force plus puissante et, en 1880, les Sœurs durent abandonner l'école communale.   L'opposition demeura vive, en particulier celle d'Antoine d'Abbadie, qui la manifestera encore huit ans plus tard.

Comme le conseil municipal lui avait rappelé qu'il ne tenait plus son engagement de verser, chaque année, un don de 100 f destiné à l'amortissement des intérêts d'un emprunt, il répondit : « ainsi je proteste contre la laïcisation de l'école; faites-moi un procès », ce dont on se garda bien ! Et l'on fit même très bien, car, sans davantage de rancune, Antoine d'Abbadie ajouta à ses bienfaits le cadeau d'une source dont la commune avait le plus grand besoin;    en retour, celle-ci le gratifia du suprême honneur en son pouvoir traduit par la citation : « A bien mérité de la Ville de Hendaye. »

Quant aux familles chrétiennes, très attachées à la liberté de l'enseignement, elles firent les sacrifices nécessaires pour conserver les Soeurs. Dès la rentrée suivante, celles-ci ouvraient une école dans une maison louée et, en 1884, les familles pouvaient mettre à leur disposition une nouvelle construction, qui leur permit d'ouvrir une école maternelle.  ( F )

 Limites d'Urrugne, Hendaye,  

S'ils étaient avides d'accroître leur aire, c'est parce que les Hendayais pressentaient la fortune qui devait leur venir de la force d'attraction de la frontière, de la mer, ainsi que de la seule beauté du site.

Pour garder les Joncaux ils avaient beau jeu de pouvoir se référer à la donation de Louis XIV, d'autant plus que celle-ci leur accordait également l'exclusivité du droit de passage de la Bidassoa en face de l'hôpital Saint-Jacques.

 Pour le reste, ils arguaient simplement du peu d'intérêt qu'apparemment la municipalité d'Urrugne portait au secteur de leurs environs (chemins mal entretenus, etc.)

. Ils faisaient non moins valoir la peine qu'éprouvaient les gens du quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, distante de 7 km, pour l'accomplissement des formalités et démarches auprès de leurs autorités officielles.

D'un autre côté, il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

1866. Le Conseil Municipal, pour mettre fin à certains abus, fixe le prix du passage de Caneta à Fontarabie sur le bac utilisé à cet effet.

1867 Au moment du décret consacran cette augmentation cadastrale, les Hendayais du territoire et les nouveaux amenés par le chemin de fer sont plus de 900, autour d'une mairie neuve de 1865.

1867, son territoire s'enrichit d'un important prélèvement sur la commune d'Urrugne;

1867. Agrandissement du territoire de la Commune de Hendaye« Pour  des raisons géographiques, religieuses, de police et de citoyenneté » la superficie comprise entre une ligne verticale qui partait de l’actuelle église Ste. Anne de la plage et rejoignait le boulevard de l’Empereur, la rue d’Irandatz et celle du commerce actuelles à la Gare et de celle-ci au Joncaux longeant la Bidassoa, cesse d’appartenir à Urrugne et devient hendayaise.

1867. Agrandissement de la commune de Hendaye aux dépens d’Urrugne qui perd la plage, les terrains de la Gare et la rive qui va de la Gare à Béhobie.

  1867, au terme de plusieurs procès et même d'une pétition, qui fut directement adressée par les habitants à l'Empereur, Napoléon III, Hendaye arrachait à Urrugne 195 hectares.

L'affaire commença en 1830 par une initiative du Service du Cadastre (Contributions Directes) qui, dans un but de simplification, et certainement aussi parce que considérant que ce bourg n'était plus que ruine, proposa que, de nouveau, Hendaye ainsi que les Joncaux soient rattachés à Urrugne.

A Urrugne comme à Hendaye l'unanimité se fit pour repousser cette velléité, du moins contre une fusion totale,

 Urrugne faisant remarquer que sa voisine constituait une paroisse distincte. L'Administration n'insista pas sur ce point, mais, en dépit de la vigoureuse réaction des Hendaiars, elle persista à vouloir inscrire les terres des Joncaux dans le cadastre d'Urrugne.

Dès lors, l'Administration se heurta jusqu'en 1867 à onze municipalités, affirmant toutes successivement avec une égale ténacité leur volonté absolue, non seulement de sauvegarder la plénitude du territoire communal, mais, plus encore, d'obtenir son extension.utilisé

TIRÉE du sein d'Urrugne en 1654 la commune de Hendaye vit sa croissance marquée par plusieurs dates :—

 en 1668, elle sort du premier âge; un cadeau royal accroît son espace vital;

— de 1793 à 1814, temps de grande souffrance et de destruction;

— en 1864, la création de la gare internationale donne à la vie de la cité une très nette impulsion;

— en 1867, son territoire s'enrichit d'un important prélèvement sur la commune d'Urrugne;

en 1896, autre arrachement, qui, s'ajoutant aux terrains gagnés sur la mer, donne à la commune son importance actuelle, et peut-être définitive ?

— l'étape finale vit naître son satellite, Hendaye-Plage.

 Ce résumé éclairera la division des chapitres qui suivent, mais,pour les lire en pleine lumière, il est indispensable de prendre, au préalable, connaissance de l'histoire d'Urrugne.

 1881 L'une des causes de ce développement réside dans le prolongement jusqu'à Irun de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Bayonne et dans l'ouverture de la gare internationale, en 1864.

  ECHECS SUCCESSIFS DES PROMOTEURS

Un autre mouvement d'expansion de la population et d'activité des affaires se porta du côté de la plage. Jusqu'alors, tant parce que la pratique des bains de mer n'était pas répandue qu'à cause des difficultés d'accès — seul un étroit chemin longeant la baie de Chingoudy reliait le bourg aux dunes — l'exploitation de la plage n'avait tenté personne. Et même après l'élargissement de ce chemin d'accès en 1869, personne n'osait encore se lancer dans une entreprise qui paraissait hasardeuse.

L'exploitation de la plage se résuma tout d'abord dans l'installation d'un établissement de bains édifié en 1877 au-dessous du monticule où se dresse actuellement le Nid Marin. C'était une construction en planches comportant une trentaine de cabines avec un restaurant-buvette, que je revois dans mes souvenirs d'enfance, car il ne disparut que vers 1913, lors du prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux.

En 1881, le lancement de la plage était donné en adjudication à la « Société Civile Immobilière d'Hendaye-Plage » au capital de 800.000 francs.

 Des charges onéreuses étaient imposées à l'entreprise adjudicataire : la construction d'un quai, d'un casino comportant un nouvel établissement de bains, d'un hôtel, en regard du développement de la clientèle qui ne suivait qu'avec une lente progression, provoqua, dès l'origine, de telles difficultés dans la trésorerie de cette société, que celle-ci entra bientôt dans une agonie que seule son insolvabilité ne fît que prolonger.------

 Jean Baptiste DANTIN

1875 1876

1868 Isabelle II d'Espagne quitte Saint-Sébastien pour s'exiler en France le 30 septembre.

1869. La construction d’un chemin de Belzenia à Ondarraitz, est proposée par la mairie pour concurrencer la plage de Saint Jean de Luz

        

En 1870, année de guerre, il n'est question que de la nationale, de l'accueil des blessés et de l'installation d'une ambulance servie par les religieuses.

Et, s'il est une progression, c'est dans une direction bien inattendue, celle de la contrebande, dont la forme nouvelle contraint le maire à intervenir auprès des alcades d'Irun et de Fontarabie « pour qu'ils l'aident à y mettre bon ordre ».

« A bord d'embarcations, des individus, qui jusqu'ici passaient à volonté d'une nationalité à l'autre, débitent du tabac, du sucre et surtout une eau-de-vie fabriquée par eux-mêmes, qui empoisonne le corps des pères et même des mères de famille, des jeunes gens et jeunes filles et des enfants attirés par les bas prix » !

La conclusion se veut pathétique : s'il est vrai que la santé et la moralité y perdent, l'Etat et le commerce local ne sont pas moins atteints dans leurs bénéfices !

 En 1871, la ville obtient sa poste et cesse d'être tributaire de celle de Béhobie

 

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 Dès 1871, le Conseil municipal dresse un vrai plan d'urbanisme englobant l'ensemble de la cité et de la plage, « la plus belle du monde ! » L'objectif n'est pas modeste : Hendaye doit surclasser Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ! Il est prévu qu'aux cabines en planches, installées sur les dunes, doivent succéder « des établissements attrayants, hôtels, cafés, théâtre, casino, jardins; une voie ferrée à établir à travers la baie et sur laquelle, en la belle saison, circuleront des omnibus, entraînés par la vapeur, entre le vieux port et la plage; des terrains horizontaux propres à la grande culture, au jardinage et à l'industrie aussi bien qu'à la fondation de villas...; l'alignement des rues du village, l'adoucissement des pentes, la création de trottoirs, la plantation de promenades ombreuses, l'établissement d'une distribution d'eau avec fontaines publiques, la substitution à la tour massive et informe de l'église d'un clocher svelte et élégant, entouré de galeries, accessible aux visiteurs ».

Il est remarquable que ce plan a été conçu par des hommes, qui étaient simplement d'esprit pratique, animés de bon sens et parfaitement capables d'imaginer la conversion de leur « village » en ville et dans tous ses impératifs.

Ce ne manquera pas d'étonner en ces temps où un projet de cet ordre ne saurait avoir d'existence légale que s'il a été engendré par des spécialistes officiellement institués, puis a subi, avec succès, l'épreuve de multiples commissions ainsi que des barrages dressés sur la voie... hiérarchique qui relie la commune à Paris !    (N)

 1871    Projet d’urbanisation de la plage de Hendaye présenté par Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

 En 1873, les vols étant fréquents, les rues sont éclairées par des lanternes et une demi-brigade de gendarmerie est affectée au lieu, mesure d'autant plus utile que de nombreux Espagnols viennent s'y réfugier, à la suite de la guerre carliste, et s'y fixer. Ces deux gendarmes ont aussi à calmer les bateliers, qui se chamaillent violemment à l'arrivée des touristes et des voyageurs, ne se mettant d'accord que sur des prix abusifs !

Pour traverser la Bidassoa, il n'est encore de pont, hors celui propre au chemin de fer; le passage ne se fait que par le bac (150 passages par jour) en face de Priorenia. Des bateaux particuliers s'y ajoutent, qui, du port, mènent également à Fontarabie ou à la plage.  (N)

  La Station Navale de la Bidassoa siège sur la rive hendayaise pour garantir le suivi du Traité des Limites.

 projet d’urbanisation de la plage de Hendaye  présenté par l’ingénieur Dupouy. Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

 1874 Oyarzun est bombardée et brûlée, Irun est bombardée et assiégée par les Carlistes que le colonel D. Juan Arana et ses miquelets de Guipuzcoa repoussent à Saint-Martial le 25 novembre, pendant qu'à Fontarabie la ville se ferme face au faubourg carliste de la Marin

1874 marque l'inauguration de l'église Saint-Vincent, dont la reconstruction et la rénovation sont enfin achevées, grâce surtout à la générosité des paroissiens. Ses murs apparaissent embellis par trois magnifiques tapisseries; elles furent, hélas! vendues en 1900 par la Fabrique, d'accord avec la municipalité, pour payer partie de l'agrandissement de l'édifice. Elles sont aujourd'hui en Allemagne, au musée de Bonn.

Aux membres du Conseil municipal fut réservé « le banc spécial qu'ils ont demandé selon l'antique usage ».

 1875 Le nouveau roi d'Espagne Alphonse XII force Don Carlos (VII) à repasser au-delà de la Bidassoa le 28 février avec 10 000 fidèles.

Projet d’urbanisation de la plage de Hendaye présenté par l’ingénieur Dupouy.

Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

 1874-1876. Troisième guerre carliste en Espagne: Hendaye essuie à nouveau des balles perdues.

 En 1875 Charles VII, le prétendent carliste, vaincu, traverse la Bidassoa avec quelques 10.000 partisans peu après que le curée Santa Cruz et ses amis, ses partisans, aient détruit des lignes télégraphiques, abimé des lignes de chemin de fer et assassiné les gardes du poste de Endarlatza, là où la Bidassoa commence à diviser la France de l’Espagne.

Les carlistes voulaient comme roi l’Infant Charles (Vème de son nom pour ses partisans) à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère ainé de l’Infant Charles.

Le carlisme était un mouvement  nationaliste , antilibéral en politique, et intégriste en religion qui va survivre jusqu’au début du siècle  

 

Antoine

d'ABBADIE d'ARRAST

Maire 1871-1875

 

 

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La popularité de la devise

Zazpiak Bat lui est attribuée

Mais, si Hendaye est plutôt pauvre en monuments, on peut dire que la qualité compense la quantité. C'est bien le cas en effet du château d'Abbadia, situé à l'origine de la pointe Sainte-Anne. Bien que de construction relativement récente, c'est superbe édifice qui ajoute encore à la beauté du magnifique décor qui l'entoure.

Son premier propriétaire, M. Antoine d'Abbadie d'Arrast,était basque, originaire d'Arast, en pays de Soule. Passionné pour l'étude des sciences, il se fit remarquer, de bonne heure,par ses connaissances multiples qui lui valurent, à plusieursreprises, des missions dans les pays d'outre-mer. Il les remplit avec un succès qui le désigna comme une des personnalités les plus en vue du monde savant et ne fut pas étranger à sa nomination de membre de l'Institut, en 1867.Parmi ses nombreuses expéditions, il faut surtout mentionner celle qui le conduisit en Abyssinie, en 1836. Il y fit un séjour dequinze ans coupé par quelques voyages en France et ailleurs et, pendant ce temps, il explora le pays comme il ne l'avait jamais été par des Européens. Le Négus le combla de biens et lorsqu'il revint en France, il rapporta une foule d'objets et de documents précieux parmi lesquels une collection de parchemins les plus rares, aujourd'hui dans la bibliothèque de l'Institut à Paris. 

Revenu en France, en 1865, à l'âge de 55 ans, M. d'Abbadie renonça aux grands voyages et c'est alors qu'il acheta de grandes étendues de terrains, au nord d'Hendaye et qu'il commença la construction du château d'Abbadia. Il ne quitta plus cette belle résidence jusqu'à sa mort survenue en 1897 et il s'y consacraà des travaux sur l'Astronomie et la Physique du Globe.

Aussi, lorsque, vers 1880, sur l'initiative de l'amiral Mouchez,alors chef du bureau des longitudes, un accord fut intervenu entre les puissances pour l'établissement de la carte du ciel, il accueillit cette décision avec enthousiasme et il donna à l'Institut son château pour être affecté à un observatoire qui participerait à ce travail. Depuis lors, Abbadia est devenu une sorte de sanctuaire de la science où l'on vit, c'est le cas de le dire, dans le ciel étoilé. Tandis qu'à quelques centaines de mètres,dans les nouveaux quartiers d'Hendaye, on ne songe qu'aux distractions et au plaisir, là-haut, par les nuits sereines et dansl e calme le plus absolu, des jeunes gens procèdent à la détermination de coordonées d'étoiles, sous la surveillance d'un ecclésiastique aussi modeste que distingué, M. l'abbé Calot, directeurde l'observatoire. Mais, à l'exception de trois grandes salles affectées aux instrumentset au personnel, le château d'Abbadia a été conservé tel qu'il était du temps de ses propriétaires. M. d'Abbadie quin'était pas seulement un savant, mais aussi un homme de goût,passait le temps qu'il ne consacrait pas à la science, à orner et àembellir sa résidence. Aussi en a-t-il fait un véritable musée. Il n'est pas une pièce, un panneau, un meuble, un objet qui ne soit une oeuvre d'art et n'attire l'attention. Chaque salle a son caractère individuel (Arabe, Allemande, Irlandaise, Abyssine, etc...) et partout ce sont des proverbes ou des sentences morales, empruntées au folklore de chaque pays, inscrits sur les murs ougravés dans le bois.A l'extérieur, sur la porte d'entrée, c'est un vers anglais qui accueille le visiteur : «

Cent mille bienvenues ».Dans le vestibule on peut lire quatre vers latins sur le mêmesujet. Dans un charmant petit salon d'attente, on lit ces proverbes arabes : « L'aiguille habille tout le monde et reste nue », « Reste avec Dieu et il restera avec toi », « Dieu, quoique bon ouvrier,veut compagnon de travail ».Sur un vitrail du vestibule « Plus estre que paraistre ». 

Dans la bibliothèque : 

« Tout buisson fait ombre », et « ilsuffit d'un fou pour jeter une grosse pierre dans un puits ; il fautsix sages pour l'en retirer ».Sur chaque cheminée il y a une inscription relative au feu, telle que celle-ci : « Je réchauffe, je brûle, je tue » ; et cette autre, beaucoup plus poétique : « Que votre âme soit semblable à la flamme ; qu'elle monte vers le ciel ».Dans la salle à manger, toute tendue de cuir, chaque siège porte une syllabe abyssine et, lorsqu'elles sont toutes réunies, cessyllabes forment la phrase suivante : «Dieu veuille qu'il n'y ait aucun traître autour de cette table ». Sur un mur de la même pièce : « Les larmes sont l'éloquence du pauvre ». Dans la chambre d'honneur l'inscription suivante entoure le lit : « Doux sommeil, songes dorés à qui repose céans ; joyeux réveil ; matinée propice ».Dans une autre pièce, on peut lire quatre vers empruntés à Schiller : « Triple est la marche du temps, hésitante, mystérieuse : l'avenir vient vers nous ; rapide comme la flèche, le présents'enfuit ; éternel, immuable, le passé demeure 

».Nous terminerons cette énumération, déjà peut-être un peu longue, en signalant les peintures murales du vestibule et del'escalier. Ce sont des scènes de la vie abyssine. L'une représente un chef faisant un discours dont il désigne la ponctuationpar des coups de fouet. Un certain nombre de coupscorrespondent 

au point, aux virgules, etc... Dans une autre, on voit une école où le maître, un gros Abyssin,à la figure rébarbative, est accompagné d'un esclave tenant un martinet dont il menace les élèves. Ceux-ci sont attachés à leur banc avec de grosses chaînes afin de les obliger à se tenir tranquilles et éviter qu'ils ne fassent l'école buissonnière.   

On comprend, d'après ces exemples, que l'intérieur du château d'Abbadia soit bien en harmonie avec l'extérieur.(n)

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 Un dossier complet dans DOCUMENTS

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 LA PLACE DE LA REPUBLIQUE

 

 

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1874. Troisième guerre carliste en Espagne: Hendaye essuie quelques balles perdues.

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Inauguration de l'église Saint-Vincent

1874   marque l'inauguration de l'église Saint-Vincent, dont la reconstruction et la rénovation sont enfin achevées, grâce surtout à la générosité des paroissiens. Ses murs apparaissent embellis par trois magnifiques tapisseries; elles furent, hélas! vendues en 1900 par la Fabrique, d'accord avec la municipalité, pour payer partie de l'agrandissement de l'édifice. Elles sont aujourd'hui en Allemagne, au musée de Bonn.

Aux membres du Conseil municipal fut réservé « le banc spécial qu'ils ont demandé selon l'antique usage ».

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Avant 1836, la salle de la Mairie se trouvait au premier étage du clocher Saint Vincent.

Mais la foudre l'ayant cette année endommagé , la municipalité se réfugia à l'hôtel Imatz. En 1865, la mairie et l'école des garçons à gauche, l'école des filles à droite, sont édifiées sur l'ancien jeu de rebot.C'est en 1927, que la salle d'honneur toute lambrissée sera inaugurée

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Restaurée en 1874 , l'église Saint Vincent est agrandie vers 1901 de deux chapelles latérales. A cette même époque l'escalier menant au clocher est supprimé . Face à la fontaine l'arbre de la liberté

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Saint Vincent                                                                                                           Sainte Anne

  

  J.B.       ANSOBORLO

1876 -1888

1879 La déclaration du 30 mars délimite les eaux privilégiées, soumises à la Marine espagnole ou à la Station Navale française, créée à son tour en 1873.Faisant suite à 3 sections fluviales mitoyennes, l'ouverture maritime est limitée au Figuier en zone espagnole, aux Deux Jumeaux en zone fran­çaiseavec une zone mixte au centre.

1880 Léon Olphe-Galliard se fixe à Hendaye

Victor-Aimé-Léon Olphe-Galliard, né le 27 octobre à Lyon et mort en 1893, est un ornithologue français , qui se livra tout entier à l'ornithologie et publia ses premiers essais dans la "Maumannia" et le journal ornithologique du Docteur Cabanis. En 1856, il prit part au congrès de Goethen en Allemagne, ce qui le fit entrer en relation suivies avec le Prince Lucien Bonaparte et d'autres savants.il se fixa définitivement en 1880 à Hendaye. C'est là qu'il mourut le 2 février 1893

Membre de l'académie de Lyon, de la société Linnéenne et de la société Helvétique et autre, il était un savant passionné, infatigable au travail, modeste, doux et chrétien pratiquant. Sa contribution à la faune ornithologique de l'Europe occidentale, recueil comprenant les espèces d'oiseaux qui se reproduisent dans cette région ou qui s'y montrent régulièrement de passage, augmenté de la description des principales espèces exotiques les plus voisines des indigènes ou susceptibles d'être confondues avec elles, ainsi que l'énumération des races domestiques... rassemble trente-six fascicules entre 1884 et 1890. En 1891, il fait paraître son Catalogue des oiseaux des environs de Lyon.

Un important ouvrage,  manuscrit, sur Hendaye , son histoire,  sa vie quotidienne n'a pas été encore déchiffré  . Espérons qu'il  le sera bientôt.

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 1880. La Société Civile  et Immobilière de Hendaye Plage voit le jour. Les premières réalisations débutent en 1883 

1880Le Conseil Municipal vote la laïcisation de l’école 

En 1881, le moment est décidément venu d'aborder les grands travaux du plan d'urbanisme, surtout ceux qui concernent le futur Hendaye-Plage, cité satellite.

Une série de conventions est alors passée (1881-1884) avec une entreprise immobilière, qui s'engage à des aménagements considé­rables sur les dunes et dans la baie de Chingoudy; faute de finances suffisantes, elle dut malheureusement interrompre son activité, mais non sans avoir pu, au préalable, construire un casino.

 1881. L’Ecole libre Chrétienne est crée à Hendaye subventionnée par certaines familles et Mr. D’Abbadie.

 1882. Création de la Maternelle Laïque.

 1884. Création de la Maternelle Libre.

 1884  Par contre, en 1864, la Municipalité accepte une proposition, qui lui est faite, d'installer un établissement comportant des cabines de bains; elle refuse toute aliénation, mais consent la location de 9 ares pendant neuf ans, au prix annuel de 5 f l'are.

Cette même année, une grande décision fut prise : celle de construire une mairie ainsi qu'une maison d'école sur la principale place du bourg, à l'emplacement jusque-là occupé par « le simple jeu de rebot », de convertir ce dernier en jeu de paume et de le doter d'un fronton copié sur celui d'Irun (80 m X 18 m), considéré comme un modèle du genre; son édification est prévue dans l'allée d'Irandatz.

Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises.

 1886 La convention initiale de ce 18 février 1886, qui codifie à nouveau le monopole de pêche, se transforme successivement pour aboutir à la refonte proposée en 1958 où par suite de l'évolution administrative, la protection des privilèges que les municipalités laissaient tomber en désuétude, passe aux Stations Navales et à la Commission des Pyrénées pour la pêche comme pour les vérifications annuelles de limites.

Cette désuétude atteint en particulier depuis 1859 : la franchise d'inscription des pêcheurs et des bateaux (identifiés par unvisa maritime ou douanier) ; l'empiétement sur la rive de mer pour les filets des riverains de l'autrebord (sauf exception) ; la franchise douanière pour la vente des pêches aux riverains de l'autre bord (défendue par la police et la douane, sinon même par les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz) ; la pêche de saumon au filet (incluse dans diverses restrictions conserva­toires sur les époques de pèche et la salubrité) ; la diligence des maires en matière de contraventions (limitée aux dom­mages-intérêts) ;l'initiative et le véto des maires en matière de révision de la convention (transformés en avis préalable).

  1887, la Commune obtint de l'Etat la vente du Vieux-Fort ainsi que de son glacis comprenant 3 hectares; il sera mis à profit pour la construction d'un groupe scolaire ainsi que pour la réalisation de divers travaux prévus dans le plan d'urbanisme.

Après maintes difficultés, les travaux reprennent sur le chemin de Belcenia à Ondarraitz, un pont domine l'anse de Belcenia, qui est comblée; ils sont achevés en 1892, ainsi que le boulevard de la Plage et une digue de 600 m.

Tandis que la ville travaillait si activement à son extension, une mutation s'était faite, relative à sa population, profondément modifiée dans sa structure par l'apport d'éléments extérieurs.

Ces étrangers au pays, dont beaucoup étaient indifférents à sa spiritualité, devaient par leurs votes éliminer des principaux postes de commande les Basques dépositaires des traditions. La physionomie politique de la cité s'en trouva fortement altérée et marquée.

Autant il est juste et agréable de reconnaître que ces nouveaux venus se dévouèrent sans compter à l'accomplissement de la mission que la majorité des électeurs leur avaient confiée, autant il est pénible et regrettable d'avoir à constater le sectarisme dont, parfois, quelques intolérants firent preuve, sans craindre de troubler l'atmosphère politique, paisible, comme il était et il reste de règle au Pays Basque.

La première mesure empreinte de cet esprit fort fut la laïcisation de l'école communale des filles,

 

Auguste      VIC

1888-1912

 

  1888: La presse de l'opposition présente le maire comme étranger au pays. Ce dernier contre-attaque en insinuant que cette campagne est inspirée par Urrugne, qui décidément lui fait voir tout en rouge !

Par la suite, il ne se produit dans le domaine politique aucun événement, grand ou petit, qui ne déclanche de la part du Conseil municipal, lorsque, du moins, la majorité « rouge » (style de l'époque) l'emporte, l'envoi de télégrammes au Gouvernement en place ou à ses représentants.

  ou petit, qui ne déclanche de la part du Conseil municipal, lorsque, du moins, la majorité « rouge » (style de l'époque) l'emporte, l'envoi de télégrammes au Gouvernement en place ou à ses représentants

 1891. L’Espagne initie le protectionnisme de son économie avec une première loi dans ce sens sur le taxes douanières; l’industrialisation rive droite de la Bidassoa en est gravement affectée, ainsi que le trafic ferroviaire et les flux commerciaux vers l’Espagne qui diminuent.

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Le port de

CANETA

Caneta, du fait de l’abondance de sardines qui transportées par le train dans toute la France font connaitre le nom de Hendaye

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URANGA

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URANGA

 

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le lavoir

 Il faudra attendre un décret du 14 octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. Désormais, le territoire d'Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles : partant du cimetière de Béhobie, passant à proximité des maisons Maillarrenia, Erreca, Oriocoborda, Mentaberry qu'elles laissent en dehors, ces limites suivent le cours du ruisseau Mentaberry jusqu'à Haiçabia.

Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises

 1896   Irandatz et Zubernoa sont finalement transférés à Hendaye avec le château négothique d'Abbadie, la limite d'Urrugne étant reportée derrière le ruis­seau Mentaberry, et les Hendayais passent à plus de 3 000, puis passent les 5 000 en 1930, avec l'essor de la plage, et les 8 000 en1896,

autre arrachement, qui, s'ajoutant aux terrains gagnés sur la mer, donne à la commune son importance actuelle, et peut-être définitive ? l'étape finale vit naître son satellite, Hendaye-Plage.

1896. Dernier et définitif agrandissement de la Commune de Hendaye; réclamé et obtenu par les mêmes raisons que celui de 1867: il implique la perte par Urrugne des terrains de Subernoa et d’Irandatz.

A la fin du dernier siècle la ville a pris corps ; ses édiles vont maintenant se consacrer à la doter d'un équipement moderne et à achever les travaux encore à l'état d'ébauche, qui l'agrémenteront et l'enrichiront de la parure de Hendaye-Plage.

Successivement, au cours de quarante ans, des aménagements vont être réalisés; leur énumération condamne à un style aussi sec que celui d'un mémoire d'entrepreneur, mais elle ne pouvait être omise, car elle marque des étapes dans la montée de la ville à son rang actuel.

 1896 à fin 1897.Au cours de cette brève période Pierre Loti fut reconquis par le charme du pays de « Ramuntcho » qu'un instant, suivant son propre aveu, il avait bien cessé de goûter. De Rochefort, sa ville natale, il écrivait, en effet, à un ami au mois de décembre 1895 :« Autrefois, j'étais un admirateur passionné de ce petit recoin du monde; j'en ai bien rabattu, mais j'aime encore ces montagnes de Guipuscoa, derrière lesquelles j'ai vu, pendant trois ou quatre ans de ma vie, se coucher le soleil. Il est donc possible que l'été prochain je revienne par là... »Il y revint si bien que Hendaye devint sa résidence d'été de prédilection et qu'il y voulut mourir; il y décéda en 1923, en sa villa « Bakaretchea » (Solitude), près du port, et qui est restée demeure de sa famille.

De 1910 à 1914, la Station dispose de deux bâtiments: « Le Grondeur » et la chaloupe « Qui Vive », qui, après avoir rallié Brest et Rochefort, reprirent leurs places en 1915 et 1919.

1899  Nous n'omettrons pas de rappeler enfin que, de 1899 à 1912 a surgi à l'extrémité est de la plage, toute une cité de pavillons destinés à abriter les enfants rachitiques ou scrofuleux à la charge de l'Assistance Publique de la Ville de Paris. Le 6 octobre 1913, M. Poincaré, Président de la République, inaugurait officiellement ce sanatorium

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 1899 : Construction du jeu de paume sur le glacis du Vieux-Fort,

 

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1899, un sérieux incident mérite d'être retenu, car, dans le long rapport dont il est l'objet (voir archives de la mairie), nous trouverons maintes explications qui mettent en lumière non seulement l'activité des pêcheurs de Hendaye, mais aussi, d'une façon plus générale, l'économie du moment.

A son origine, une pétition des pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, adressée au Ministre de la Marine, vise directement les Espagnols. Hendaye ne s'y méprend pas et démasque le véritable objectif : la concurrence qu'avec son port et sa gare cette ville fait aux plaignants. (Et nous citons presque textuellement.)

Ces derniers plaident deux arguments :

1° Défaut de protection en mer contre les pêcheurs espagnols. « Le Javelot », ancré près du pont de la Bidassoa depuis des années, est dans l'impossibilité de prendre la mer. Quant au « Nautile », il n'est pas aussi radicalement incapable de naviguer, mais il est hors d'état d'exercer en mer une action utile (les mauvaises langues l'ont baptisé « L'Inutile »), car il est de notoriété qu'il ne peut atteindre à la course les embarcations à la rame, qui commettaient journellement et impunément, même sous ses yeux, des contraventions sans la moindre crainte, ni répression.

Les pêcheurs espagnols viennent dans nos eaux en force et exercent des violences pour s'emparer du poisson qui devrait nous appartenir.

En face, les espagnols ont un stationnaire, en parfait état, et des auxiliaires, très bons marcheurs, qui sont toujours à leurs postes d'observation pour réprimer nos écarts. Situation désastreuse et humiliante pour notre patriotisme. Remplacez au moins le « Nautile » !

2° L'interprétation abusive, en faveur des pêcheurs espagnols, du décret du 8 février 1886 sur la réglementation de la pêche dans la Bidassoa.

Ce décret dispose que la pêche du poisson de rivière, seule admise en France, exempte des droits de douane, est seule autorisée d'un point du fleuve à un autre, alors que la douane admet aussi celui de mer, notamment des sardines apportées par des barques espagnoles de n'importe quel point de la Côte.

Nous demandons que le poisson d'eau douce, pêche dans la Bidassoa dans les limites tracées par le décret de 1886, soit seul exempté et que le poisson de mer soit soumis aux droits. »

A ce plaidoyer Hendaye répond par une note remise au Ministre de la Marine et au Contre-Amiral, Major Général, venus dans la région :

1" « A la vérité, Hendaye entretient avec Fontarabie les meilleures relations et il a toujours suffi de l'intervention des commandants des deux Stations Navales pour trancher toutes difficultés de pêche.

Des incidents mineurs ont été grossis et, peut-être, provoqués par des instigateurs de mauvaise foi. Si, vraiment, nos gardes-côte sont insuffisants, le Ministre de la Marine saura y remédier. Hendaye ressentira une joie toute patriotique et nos adversaires seront satisfaits sur ce point !

2° Les revendications des luziens sont injustes.

Le traité de 1886 ne reconnaît le droit de pêche qu'aux cinq communes riveraines.

En 1864, l'établissement de la ligne Paris-Madrid donna un essor nouveau à l'industrie de la pêche, d'où affluence de poisson frais à la gare internationale de Hendaye et création d'un commerce notable d'importation de poisson frais, surtout de sardines.

Depuis, ce commerce s'est intensifié, les négociants se sont outillés, un personnel nombreux embauché; Fontarabie s'est adonné presque exclusivement à la pêche à la sardine et l'on pouvait voir, naguère encore, de nombreuses femmes chargées de paniers de sardines aborder au port de Hendaye, en payant les droits, courir pour les expédier par le premier train et augmenter le mouvement ascendant de l'importation.

Nous ne saurions empêcher que les choses se passent ainsi, comme elles se passent d'ailleurs aujourd'hui.

Depuis 1894, avec l'accord des Domaines, des Ministres des Affaires Etrangères, des Travaux Publics et des Finances, Hendaye a affecté aux pêcheurs un quai approprié où s'effectue la vente et la mise en panier, la salaison, le paiement des droits de douane, les chargements des sardines pour la gare, où elles sont expédiées, avec celles qui arrivent par le train d'Espagne, dans toutes les directions, le marché de Hendaye étant aujourd'hui connu sur tous les points de France.

Le droit de pêche dans la Bidassoa et la rade du Figuier appartient exclusivement, par la Convention de 1886, aux cinq communes riveraines et le poisson pris dans ces eaux peut entrer en franchise sur l'une ou l'autre rive.

Forts de leurs droits, les pêcheurs riverains, ruinés par la disparition presque complète du saumon dans la Bidassoa, se sont rabattus aujourd'hui sur la pêche à la sardine autrefois délaissée et employée comme engrais et pour laquelle ils trouvent en France de nombreux débouchés.

Ces sardines, en partie franches de droits, font l'objet d'une injuste jalousie de la part des pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure, mais c'est là un droit de pêche appartenant exclusivement aux pêcheurs des communes riveraines, tant françaises qu'espagnoles.

Ce droit ne saurait être violé sans abus pour servir quelque intérêt électoral menacé, car les pêcheurs luziens ou autres viennent eux-mêmes souvent bénéficier des facilités ou des avantages que leur procure le marché de Hendaye. Il se pourrait fort bien que leurs plaintes leur aient été suggérées et formulées par des instigateurs qu'une hostilité systématique pousse contre une commune dont les constantes manifestations républicaines leur font ombrage.

Des esprits aveugles ont résolu de s'opposer à l'essor de Hendaye, à ses louables initiatives pour se développer.

Le Gouvernement de la République saura nous protéger ! »

Il est évident que les auteurs de cette mise au point ressentent l'inharmonie de leurs opinions politiques avec celles de leurs collègues de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure. Sans doute soupçonnent-ils aussi ceux d'Urrugne d'avoir voulu profiter de l'occasion pour pêcher ... en eau trouble la revanche d'un procès perdu ?

Cette imploration confiante à la République reflète bien l'esprit politique de la Municipalité à cette époque. Nous avons déjà noté combien l'immigration avait modifié le climat politique de la cité, combien aussi les élus de la majorité prouvèrent leur dévouement. Nous remarquerons maintenant l'art, dont ces édiles surent user, pour le plus grand bien commun, en alliant très efficacement une sincérité, certaine, une souplesse ainsi qu'une diplomatie toujours bien adaptée aux circonstances ! Nous en citerons quelques témoignages.

Il est incontestable qu'en manifestant un loyalisme inconditionnel ils réussirent à obtenir le maximum de subventions et de dotations au profit de la cité grandissante (écoles, chemins, église, etc.).

A Napoléon III, le Maire et son Conseil prêtent le serment rituel: « je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur ».

Et ce n'est pas en vain qu'il en est appelé à son appui pour gagner la cause soutenue contre Urrugne (délimitation).

Grâce à l'Impératrice, la Ville bénéficia de plusieurs participations de l'Etat à des travaux en cours.

Puis, la République vint au moment où l'aide de l'Etat apparaissait la plus nécessaire. Vite, une nouvelle majorité se dégagea, qui se distingua par un opportun loyalisme proclamé, en toutes circonstances,

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 1892 

LOTI

   Pierre Loti arrive à Hendaye pour commander la Station Navale de la Bidassoa jusqu’en 1893 d’abord et de 1896 à 1898 ensuite. Il résidait souvent dans sa maison hendayaise où il mourut en 1923.
Dans la préface de son œuvre Ramuntxo il déclare qu’à l’automne de cette même année Mme. D’Abbadie lui fera découvrir le Pays Basque
1892. Construction du Pont de Belzenia, pour faciliter l’accés à la plage.
image37image38     LOTI                                                                        LOTI par Rousseau     

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Tout autre est la modeste maison  que l'on aperçoit au bord de la Bidassoa, à côté des ruines de l'ancienne redoute. Celui qui en fit sa demeure, lui non plus, n'était pas Hendayais ; mais les deux noms « Hendaye » et « Pierre Loti » sont devenus inséparables et on ne peut prononcer l'un sans penser à l'autre. Voici dans quelles circonstances Loti fut amenéà connaître Hendaye. En 1892, alors officier de marine, il éta it nommé au commandement   du « Javelot » garde-pêche dans la Bidassoa. Le Pays

 

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Basque fut pour lui une révélation. Il éprouva pour ce pays unenthousiasme qui alla grandissant à mesure qu'il le connut mieux et qui ne le quitta qu'avec la vie. Il acheta  une petite maisonen bordure de la Bidassoa, cette maison qui est encore comme il l'a connue et où se rendent, au moins une fois, en pèlerinage, tous ceux que les hasards de l'existence amènent à Hendaye et.que ne laissent pas indifférents nos gloires littéraires.

Il y revint souvent dans la suite et c'est dans ce coin qu'il avait tant aimé dans cette maison d'où il avait si souvent contemplé le magnifique paysage qui se déroulait sous ses yeux, qu'il rendait le derniersoupir, en juin 1923.Voici quelques lignes, peu connues, qui sont ses adieux auPays Basque, lorsqu'il le quitta pour entreprendre une campagne dans les mers de Chine

 :Adio Euskualleria « Partir ! Dans quelques jours, dans très peu de jours, je-» serai loin d'ici. Et il y a, pour toute âme humaine, une intime» tristesse à s'en aller de tel ou tel coin de la terre où l'on avait » fait longue étape dans la vie.» Elle avait duré six ans, mon étape imprévue au Pays Bas que ; il est vrai, avec des intermèdes de voyages en Arabie ou » ailleurs, mais toujours avec des certitudes de revenir. Et je» gardais ici une maisonnette isolée qui, pendant mes absences, » restait les volets clos ; où je retrouvais, à mes retours, les» mêmes petites choses aux mêmes places ; dans les tiroirs les » fleurs fanées des précédents étés... Lentement je m'étais attaché » au sol et aux montagnes de ce pays, aux cimes brunes du Jaïsquibel perpétuellement dressé là, devant mes yeux, en face de» mes terrasses et de mes fenêtres. Quand on devient trop las et » trop meurtri pour s'attacher aux gens, comme autrefois, c'est » cet amour du terroir et des choses qui seul demeure pour » encore faire souffrir... » Et j'ai un délicieux automne cette année, pour le dernier.» Les chemins qui, de ma maison, mènent au mouillage de mon » navire, sont refleuris comme en juin. C'est là-bas, ce mouil lage, au tournant de la Bidassoa, contre le pont de pierres rous ses, décoré des écussons de France et d'Espagne, qui réunit, » par dessus la rivière, les deux pays amis et sans cesse voisinants. Très refleuris, au soleil de novembre ces chemins » qui, presque chaque jour, aux mêmes heures, me voient pas» ser ; ça et là des brins de chèvrefeuilles, de troènes ou bien des » églantines émergent toutes fraîches d'entre les feuillages rougis. Et les grands lointains d'Océan ou des Pyrénées qui, par » dessus les haies, apparaissent en un déploiement magnifique, » sont immobiles et bleus. Et de là-bas où je serai bientôt, » l'Euskualleria que j'ai habité six ans, m'apparaîtra, dans le » recul infini, comme un tranquille pays d'ombre et de pluie» tiède, de hêtres et de fougères, où sonnent encore le soir, tant » de vénérables cloches d'églises. »

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Voir DOCUMENTS

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 1899. Le fort de Guadalupe, dans le Jaizquibel, contrôle la côte française de Bayonne (néanmoins en dehors des tirs d’artillerie) à Biriatou et les hauteurs situées derrière. C’est le fort principal du nouvel ensemble défensif espagnol du passage des Pyrénées occidentales; ensemble adapté aux progrès stratégiques de l’époque et qui accélère le déclin de Fontarabie. 1899, lorsque le Président de la République, assistant aux courses d'Auteuil, reçut, sur son haut-de-forme, un coup de canne porté par un royaliste, ce message lui est aussitôt adressé : « Indigné des maneuvres des ennemis de la République... expression d'admiration et de dévouement... »

 En 1856, la Convention signée à Bayonne et confirmée en 1859, précise que :

1° la frontière sera exactement fixée, non plus au milieu de la rivière, mais au milieu du chenal le plus profond;

2° les eaux seront franco-espagnoles;

3° une Commission Internationale des Pyrénées sera instituée ayant pour tâche de régler tous les litiges. La France y sera représentée par le Commandant de la Station Navale de la Bidassoa;

4° le droit de pêche n'appartient, en toute exclusivité, qu'aux riverains.

En 1886, autre Convention qui, sans modifier le fond de la précédente, apporte quelques précisions; il en fut de même en 1894, 1906, 1924, 1954.

Entre-temps, en 1873, la Marine Nationale reçut l'ordre d'établir à Hendaye même une station navale, annexée à celle de Saint-Jean- de-Luz et chargée de la liaison avec celle de la Marine Espagnole en place à Fontarabie.

Tandis que, de 1873 à 1886, à Saint-Jean-de-Luz veillait « Le Chamois », aviso de flottille à roues, à Hendaye était basé « Le Congre », chaloupe à voile, qui fut renforcé, en 1883, par « La Fournie », chaloupe à vapeur.

 En 1899, lorsque le Président de la République, assistant aux courses d'Auteuil, reçut, sur son haut-de-forme, un coup de canne porté par un royaliste, ce message lui est aussitôt adressé : « Indigné des maneuvres des ennemis de la République... expression d'admiration et de dévouement... »

1899 Construction de jeu de paume sur le glacis du Vieux-fort

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SANATORIUM

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A la fin du dernier siècle la ville a pris corps ; ses édiles vont maintenant se consacrer à la doter d'un équipement moderne et à achever les travaux encore à l'état d'ébauche, qui l'agrémenteront et l'enrichiront de la parure de Hendaye-Plage.

Successivement, au cours de quarante ans, des aménagements vont être réalisés; leur énumération condamne à un style aussi sec que celui d'un mémoire d'entrepreneur, mais elle ne pouvait être omise, car elle marque des étapes dans la montée de la ville à son rang actuel.

 

 VINGTIEME

 SIECLE

 19.. Le barrage espagnol d'Andara fournit en électricité tous les riverains, mais met fin à la navigation navarraise et aux dernières remontées de saumons.

En plus de la voie ferrée vers Vera, les Espagnols doublent le pont international du chemin de fer par un pont pour le tramway électrique jusqu'à Saint-Sébastien puis en 1916 un pont routier avec avenue vers Irun.

Protégeant en son début la voie du tramway électrique vers Bayonne, la digue de mer est prolongée de la pointe d'Hendaye jusqu'auprès des Deux Jumeaux en 1913, suivie par les constructions neuves de villégiatures. Le Puntal España à Fontarabie est endigué et aménagé pour les constructions neuves par le projet Casadevante de 1914.

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1900 Les trainières de Fontarabie, barrées à l'aviron avec 12 rameurs et une petite voile, pèchent la sardine au filet et le thon à la ligne. Les pinasses pontées vont devenir des vapeurs, les chaloupes se motoriseront souvent, et des trainières spéciales serviront seulement aux célèbres régates à la rame.

 

 1900, le Conseil Municipal avait demandé aux Ponts et Chaussées la route de corniche, partant de Socoa; elle ne fut mise en service qu'en 1928, encore fallut-il qu'une entreprise privée, celle déjà dite, y contribuât.

En 1905, le Conseil est, d'autre part, consulté sur l'intérêt d'une route «automobile et tarifée» reliant Arcachon à Biarritz; il est donc déjà question d'une autoroute à péage ! Son avis favorable n'a guère suffi pour déclancher l'opération et, depuis plus de 60 ans, ce projet somnole dans un dossier, tandis que continuent à en rêver les responsables du tourisme dans le Sud-Ouest

 Il y en eut bien davantage avant que se réalisent les rêves des curés, qui se succédèrent depuis la reconstruction de l'église en 1874

ils ne cessèrent, en effet, de se trouver devant une église trop petite pour contenir les fidèles en nombre croissant et d'une décoration que ces derniers, eux-mêmes, jugeaient trop pauvre.

Au prix de grands sacrifices consentis par la paroisse et grâce à la ténacité de ses chefs, de 1901 à 1928, d'importants travaux furent menés à bien : l'augmentation de la surface intérieure obtenue par des aménagements ainsi que par la création de chapelles latérales, la décoration du sanctuaire et de la voûte, etc.

 1901. Fermeture de toutes les écoles libres.

1901 Le plénipotentiaire français Nabonne et le marquis de Herrera conviennent le 27 mars, à Bayonne, du partage alternatif de la police dans l'île des Faisans, tous les 6 mois, avec renvoi sans formalités des délinquants devant leurs justices nationales.

Toutefois, la vacance du pouvoir de police ne doit se terminer qu'avec la prise en charge par les stations navales et l'incidence de la dernière convention de pêche, sous réserve d'un arrêté français classant l'île comme site historique à dater du 2 septembre 19581902 : Apposition de « plaques bien visibles à deux tournants très dangereux du chemin n° 58 (port-gare), invitant clairement les conducteurs de voitures d'automobiles à ralentir leur allure ». La locomotion, alors dite «artificielle», commence déjà à gêner la circulation dans la ville !

Le progrès pénètre jusqu'au port où cinq pêcheurs envisagent de s'équiper de bateaux à vapeur.

  1902Merci au Ministre de l'Instruction Publique « pour avoir choisi Hendaye pour y prendre quelques jours de repos bien gagné » ; naturellement, on ne manqua pas l'occasion de lui faire visiter les écoles et promettre une aide...

Même année. Au retour de Russie du Président de la République, félicitations et « inaltérable attachement à sa personne et à la République ».

 1903 : La Ville crée un réseau de distribution d'eau alimenté par une source acquise à Biriatou; d'autres le seront au cours des années suivantes.

La FONCIERE de HENDAYE

Martinet

  

 

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La Foncière de Hendaye et du Sud-Ouest ».

Mais ses projets étaient grandioses : prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux, construction d'une route en corniche reliant la plage à Ciboure, d'un hôtel de luxe, d'une « Réserve » à Haïçabia, aménagement de la voirie et d'un réseau d'égouts, d'un golf sur les pelouses d'Abbadia, et récupération de terrains pris sur la baie de Chingoudy, par la création d'une digue qui devait relier la pointe de Socoburu au vieux port.

 Si cette dernière partie du programme est demeurée inachevée, le reste fut réalisé, au grand dam des finances de la nouvelle société qui n'était pas parvenue à accorder selon le même rythme exploitation et aménagement. Aussi, cette société fut-elle acculée à déposer son bilan. La situation dans laquelle se trouvait la Foncière amena la municipalité, en 1936, à se rendre acquéreur du Parc des Sports et, en 1939, à incorporer au domaine communal la voirie de la plage qu'elle entretenait à ses frais depuis longtemps.

 

Il apparaît ainsi que les deux sociétés qui se sont succédées dans l'exploitation de la plage, malgré leur fin malheureuse, ont fait œuvre profitable à la commune d'Hendaye. De son côté, celle- ci n'était pas restée inactive dans l'exécution de travaux d'embellissement. Les terrains du vieux fort, vendus jadis par l'Etat à un particulier, furent rachetés par la commune en août 1887. Si on peut regretter que la municipalité alors en exercice ait pris la détermination de raser les ruines qui, dans un îlot de verdure sauvage, se miraient mélancoliquement dans les eaux de la Bidassoa, il faut convenir que la création à cet endroit d'un boulevard qui, à l'aide d'un pont enjambant la baie de Belsénia, assurait désormais une liaison rapide et directe entre la gare et la plage, constituait une amélioration indispensable.  (OG )

  1904 C'est dans cette situation que M. Martinet reprit l'affaire en 1904 et qu'il entreprit de donner une nouvelle impulsion à l'aménagement et à l'exploitation de la station de la plage, en créant en 1910 « La Foncière de Hendaye et du Sud-Ouest ». Mais ses projets étaient grandioses : prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux, construction d'une route en corniche reliant la plage à Ciboure, d'un hôtel de luxe, d'une « Réserve » à Haïçabia, aménagement de la voirie et d'un réseau d'égouts, d'un golf sur les pelouses d'Abbadia, et récupération de terrains pris sur la baie de Chingoudy, par la création d'une digue qui devait relier la pointe de Socoburu au vieux port.

 Si cette dernière partie du programme est demeurée inachevée, le reste fut réalisé, au grand dam des finances de la nouvelle société qui n'était pas parvenue à accorder selon le même rythme exploitation et aménagement. Aussi, cette société fut-elle acculée à déposer son bilan. La situation dans laquelle se trouvait la Foncière amena la municipalité, en 1936, à se rendre acquéreur du Parc des Sports et, en 1939, à incorporer au domaine communal la voirie de la plage qu'elle entretenait à ses frais depuis longtemps.

Il apparaît ainsi que les deux sociétés qui se sont succédées dans l'exploitation de la plage, malgré leur fin malheureuse, ont fait œuvre profitable à la commune d'Hendaye. De son côté, celle- ci n'était pas restée inactive dans l'exécution de travaux d'embellissement. Les terrains du vieux fort, vendus jadis par l'Etat à un particulier, furent rachetés par la commune en août 1887. Si on peut regretter que la municipalité alors en exercice ait pris la détermination de raser les ruines qui, dans un îlot de verdure sauvage, se miraient mélancoliquement dans les eaux de la Bidassoa, il faut convenir que la création à cet endroit d'un boulevard qui, à l'aide d'un pont enjambant la baie de Belsénia, assurait désormais une liaison rapide et directe entre la gare et la plage, constituait une amélioration indispensable.  (OG )

 1905 : Réception de l'éclairage public (1 000 bougies + 4 lampes à arc de 10 ampères) assuré par la Société Electra-Irun; il remplace celui que procuraient jusque-là 30 lampes à pétrole.

 

Un nouvel entrepreneur se substitue à la société immobilière défaillante et reprend les travaux d'aménagement de la plage ainsi que de la baie de Chingoudy; il va assurer l'exploitation du casino ainsi que du grand hôtel d'en face. 

1905. Télégramme de condoléances au Président de la République, qui vient de perdre sa mère.

 1906. Félicitations à M. Fallières lorsqu'il fut élevé « à la première magistrature de la République

 Le 22 juillet, banquet de 200 républicains et adresse à A. Sarraut.

 

 LE TRAMWAY

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 on innove avec peu de moyens

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1906. Le train Decauville  fonctionne à la vapeur.

 1908 Le Tramway électrique remplace la machine à vapeur

 

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 1908. Félicitations au nouveau gouvernement (Aristide Briand) pour « la rapide formation du Ministère avec un programme de justice et de progrès par la République ». 

1908. Le Stade Hendayais. Hendaye a son équipe de rugby. 

1908. L’entreprise J.B. Hayet de Hendaye produit des gourdes à partir du caoutchouc.

 

1908 : Ouverture des jeux (baccara et petits chevaux) au Casino; également la concession d'un tramway reliant la plage à la ville. il obtient également la concession d'un tramwayreliant la plage à la ville.

 1909 : Les promenades sont devenues trop exiguës : il est décidé d'un parc autour du Vieux-Fort.

 1910: Les rues reçoivent un nom.

 1910. La Société foncière de Hendaye et du Sud-ouest entreprend la création de Hendaye Plage (infrastructures, hôtels, villas, casino, bains); la nouvelle société surgit de la Société Civile et Immobilière de Hendaye plage après l’arrivée dans la direction de cette dernière de H. Martinet qui dynamisera son activité.

 1911. Un terrain de golf est crée à d’Abbadie.