BIENVENUE

AUX BLOGS de HENDAYE BIDASSOA

2000  ans d'HISTOIRE

ET de HENDAYE TXINGUDI

depuis l'an  2000 jusqu'à nos jours

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 Ces blogs, vivants, sont totalement amendables .   Le premier, à été fait en grande partie, par des compilations c'est à dire par  le RECUEIL  de récits écris par des historiens, dans lesquels le nom de Hendaye apparait , Nous n'avons aucune source car toutes les archives ont disparu au cours des  nombreuses invasions et guerres que Hendaye a subi.

Pour le second nos archives sont au Centre Départemental de Bayonne.

 

image1 

HARRIETA 171

Ca s'est passé

 à HENDAYE

autour de TXINGUDI

 

 

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SOMMAIRE

1ère Partie

Maires - Restaurations - Cent jours- - Monarchie de Juillet -   Carlisme -  Deuxième République -  Bonaparte - Station navale de la Bidassoa - Liqueur de Hendaye - Antoine d'Abbadie - Chemin de fer

2 ème Partie

Mairie - Arbre de la Liberté - Guerre de 1870 - III République -  la poste - Château d'Abbadie - Caneta -  Loti.- Sanatorium - XX siècle - La Foncière Martinet -  le fronton - Le Tramway

3 ème Partie 

villa Mauresque -  Eskualduna - Casino Grande guerre 14-18 - Monument aux morts - Nid Marin - Guerre  civile espagnole de 1936

 

4 ème Partie

Seconde guerre mondiale 39-  45  -  Avant l'Occupation - Guerre - Occupation - Résistance - Déportation - Entrevue Hitler/Franco - Etat des Déportés -de L.Rivière et de G.Lafon  -  Libération - F.F.I

 

5  ème  Partie

 Guerre d'Indochine -  4 ème République - Guerre d'Indochine - Guerre d'Algérie - V ème République - Sokoburu

6  ème Partie

Le Réseau Cométe - l'nterwiev de MariaLuisa Garayar- le film  

" le Dernier Passage"

 

7 ème Partie

 

 

DOCUMENTS  DOSSIERS

 

 

Hendaye mit de longues années à se relever des  ruines.

image100

 

. En 1820 on ne comptait encore que 332 habitants.

L'église ne fut rendue au culte que vers 1807. Elle nécessitait des réparations urgentes qui ne purent être exécutées qu'en 1831, faute de ressources de la commune.

 En vue de les augmenter, celle-ci obtint du gouvernement la concession de l'herbe des terrains du vieux Fort,

 Pendant longtemps encore Hendaye n'exista plus.—   habitants avaient fui, la ville n'était qu'un champ de ruines

1830            28 maisons

 

NOMBRE d' HABITANTS

 

 

1793

 

1800

 

1806

 

1821

 

1831

 

1836

 

1841

 

1846

 

1851

481

 

241

 

295

 

340

 

409

 

432

 

470

 

438

 

466

 

 

1856

 

1861

 

1866

 

1872

 

1876

 

1881

 

1886

 

1891

 

1896

427

 

456

 

617

 

1 084

 

1 453

 

1 806

 

2 019

 

2 050

 

2 039

 

 

1901

 

1906

 

1911

 

1921

 

1926

 

1931

 

1936

 

1946

 

1954

3 215

 

3 331

 

4 213

 

4 632

 

5 653

 

6 939

 

6 436

 

6 251

 

6 933

 

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  

7 204

8 006

9 470

10 572

11 578

12 596

14 041

13 969

 

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LISTE DES MAIRES

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1815 1826    Etienne Pellot

 Etienne Pellot maire est le cousin du corsaire

 1826 1835    Étienne Durruty

 1835 1842    Jean-Baptiste Barrieu

 1842 1847    Étienne Joseph Durruty

 1847 1849    Martin Hiribarren

 1849 1850    Jean-Henri Lalanne

1850 1852    Jean-Baptiste Ansoborlo

 1852 1853    Claude Delio

 1853 1855    Henri Lalanne

 1855 1860    Joseph Lissardy

 1860 1864    Jacques Darrecombehere

 1864 1868    Martin Hiribarren

1868 1871    Jean-Baptiste Dantin

1871 1875    Antoine d'Abbadie

 1875 1876    Jean-Baptiste Dantin

 1876 1888    Jean-Baptiste Ansoborlo

 1888 1912    Auguste Vic

 1912 1919    Ferdinand Camino

 1919 1925    Jean Choubac

 1925 1944    Léon Lannepouquet

 1944 1947    André Hatchondo

 1947 1950    Philippe Labourdette

 1950 1953    Auguste Etchenausia

 1953 1965    Laurent Pardo

 1965 1981    Jean-Baptiste Errecart

 1981 2001    Raphaël Lassallette

 2001 2008    José-Louis Écénarro

 2008 2014    Jean-Baptiste Sallaberry

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URRUGNE / HENDAYE

Rappel

d'une vie commune

Pendant des siècles les deux bourgades se sont, en tout ou partie,confondues; leurs habitants ont vécu, dans la même foi, la même vie de travail, à la terre ou à la mer; ils ont connu les mêmesévénements.

Longtemps, ils partagèrent la même histoire      A lire ces deux histoires complémentaires, l'on trouve, en outre,le grand intérêt d'une comparaison d'actualité entre des réactions très différentes en face de ce qu'il est convenu d'appeler le progrès :Urrugne resté village basque, encore fidèle aux traditions, et Hendaye porté au rang de ville

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 Surmontée de trois harpons, deux en sautoir et un en pal,et accompagnée en chef d'une couronne royale accostée des lettres capitales H à dextre, E à sénestre.(Extrait de l'étude de Jacques Meurgey, cf. Bulletin n° 8, 1931, de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne.)

La couronne atteste la reconnaissance vouée par Hendaye au roi qui, en  1654, lui a accordé son érection en communauté.

Pour une raison inconnue, et depuis le 19 s. seulement, les harpons ont disparu du blason de la ville et la baleine a été remplacée par un dauphin, qui, ici, n'a aucune signification.

Cette erreur historique se double d'une ingratitude à l'égard des pêcheurs de baleine, qui furent à l'origine de la fortune ainsi que de la gloire de la cité. Il serait juste que l'une et l'autre soient aujourd'hui réparées.

Il serait bien que le blason de Hendaye puisse ainsi retrouver sa place entre ceux de Biarritz et de Fontarabie, qui, depuis le 14 s. continuent à honorer, par le signe de la baleine et de harpons, les marins, qui s'illustrèrent aux côtés des hendaiars ! (').

 (1) « Hendaiar », nom basque l'habitant que nous adopterons de préférence à « hendayais » Histoire des siècles où le caractère basque de la ville fut le  marqué                                                                                                                           (F)             

Remarquons la perpétuité, à travers plus de six siècles, du nom de Handaye ainsi écrit dans ce document comme il l'est aujourd'hui, à une voyelle près. Il a résisté à la déformation en Andaye, qui fut assez fréquemment adoptée aux 17ème et 18 ème s. par les géographes du roi ainsi que par deschroniqueurs et des militaires.

Autre remarque : dans ce manuscrit le H est aspiré ( hôpital de Handaye) ; il l'est encore dans les textes officiels et doit être ainsi dans les écrits ainsi que dans la prononciation sous peine de commettre l'erreur qui choque surtout dans certaines publicités. A ce propos, nous devons une réponse aux très nombreux curieux de l'étymologie du nom de leur ville, en basque Hendaia; ils ne sauraient exiger plus que des hypothèses, personne ne pouvant détenir la moindre certitude.Les uns imaginent une explication dans handi-ibaia, grande rivière, les autres dans handi-aya-, grande pente. Pour notre part,le jeu des contractions tellement usuel dans la langue basque nous amène à partir de: handi-ibia, grand passage à gué, dans la même ligne que Behereco-ibia, Béobie, le gué d'en-bas et que Ondarrabia, vieux nom deFontarabie,   le gué dans le sable 

                                                                                                                                                                                                                                            

Pendant des siècles les deux bourgades se sont, en tout ou partie,confondues; leurs habitants ont vécu, dans la même foi, la même vie de travail, à la terre ou à la mer; ils ont connu les mêmes événements.

Longtemps, ils partagèrent la même histoire que, sous peine de répétitions, nous ne pouvions reprendre distinctement pour Hendaye, la dernière-née

. Nous n'avons donc noté que, de-ci,de-là, les renvois essentiels.A lire ces deux histoires complémentaires, l'on trouve, en outre,le grand intérêt d'une comparaison d'actualité entre des réactionstrès différentes en face de ce qu'il est convenu d'appeler le progrès :Urrugne resté village basque, encore fidèle aux traditions, et Hendaye porté au rang de ville      

DE 1598 A 1789

!La première citation de ce quartier d'Urrugne se trouve,, dans le manuscrit de  1305, que nous mentionnons abondamment dans l'histoire d'Urrugne, dans le chapitre relatif au prieuré Saint-Jacques situé à Subernoa

.Nous n'en faisons état ici que pour A remarquer la perpétuité, à travers plus de six siècles, du nom de Handaye ainsi écrit dans ce document comme il l'est aujourd'hui, à une voyelle près. Il a résistéà la déformation en Andaye, qui fut assez fréquemment adoptée aux 17ème et 18 ème s. par les géographes du roi ainsi que par des chroniqueurs et des militaires.Autre remarque : dans ce manuscrit le H est aspiré (hôpital deHandaye) ; il l'est encore dans les textes officiels et doit être ainsi dans les écrits ainsi que dans la prononciation sous peine de commettre l'erreur qui choque surtout dans certaines publicités.A ce propos, nous devons une réponse aux très nombreux curieux de l'étymologie du nom de leur ville, en basque Hendaia; ils ne sauraient exiger plus que des hypothèses, personne ne pouvantdétenir la moindre certitude.Les uns imaginent une explication dans handi-ibaia, grande rivière, les autres dans handi-aya-, grande pente. Pour notre part,le jeu des contractions tellement usuel dans la langue basque nous amène à partir de: handi-ibia, grand passage à gué, dans la même ligne que Behereco-ibia, Béobie, le gué d'en-bas et que Ondarrabia, vieux nom de Fontarabie, le gué dans le sable !    Bien que cette histoire ne débute qu'au xvI° s., nous remonterons exceptionnellement jusqu'en 1526 pour rendre à Hendaye la place qui lui revient dans le déroulement d'un fait historique, que beaucoup ont, à tort, situé à Béhobie

. C'est bien ici que le 15 mars de cette année François I", le vaincu de Pavie, reprit pied sur laterre de France à la sortie de sa prison de Madrid, après avoir été échangé contre ses deux jeunes enfants* « sur la rivière d'entre Fontarabie et Hendaye à pleine marée et par bateaux

  A la fin du 16 ème s. Hendaye n'est encore qu'un modeste hameau, un quartier d'Urrugne, mais qui, déjà, aspire à son autonomie,sans doute ses gens ont-ils été mis en goût par l'exemple de Ciboure,qui vient d'obtenir sa libération de la tutelle d'Urrugne ! Comme il était de règle que, plus ou moins tôt, l'institution d'une paroisse engendrât celle d'une communauté, les Hendaiars commencèrent astucieusement par réclamer, d'abord, un lieu de culte qui leur soit propre...

Il leur fut facile d'arguer de la grande distance qui les séparait de l'église paroissiale d'Urrugne, de la difficulté qu'ils en éprouvaient « pour recevoir les Sacrements et suivre les offices divins ». Effectivement, ils obtinrent de l'évêque de Bayonne, en  le droit de construire une chapelle de secours desservie par un vicaire et le curé d'Urrugne. Ainsi, ils franchissaient une première étape et abordaient aussitôt la seconde

.S'adressant au Parlement de Bordeaux, ils réclament et obtiennent quelques droits par des arrêts de1603 et 1630, dont, malheureusement,nous ne connaissons pas le détail. Il nous suffit de savoir qu'Urrugne réagit vivement, repoussant toute désunion, sous une forme quelconque, paroisse ou jurade et réclamant le maintien intégral, à son profit, de la police, de l'intendance et des pacages communaux.

 Au reste, Urrugne joua pleinement, en 1634, son rôle tutélaire;  la preuve s'en trouve dans un document archivé à Urrugne. Apprenant que « le roi d'Espagne a assemblé un grand nombre de gens de guerre en la ville de Fontarabie, qui pourraient traverser la rivière et se saisir de la frontière ('), si elle n'était gardée », legouverneur de Bayonne ordonne à la Communauté d'Urrugne de mobiliser le nombre d'hommes nécessaire pour défendre la frontière

. Le jurât de la Place, dont dépend « le hameau de Hendaye »,objecte qu'il convient d'exempter les habitants de ce lieu « qui sont la plupart absents et en voyage sur mer vers la Terre-Neuve,Flandres et autres contrées d'outre-mer où ils ont accoutumé d'allerpour la pêche de la baleine ou autres choses et demeurent absents les huit mois de l'année. A cause de quoi il est besoin et nécessaireque les autres habitants dudit quartier de la Place fassent la garde pour eux... Il fut donc envoyé 100 de nos hommes le long de la côte « Soccobouroua» (à l'extrémité Ouest de la plage), « au pied de laquellepassent les navires qui vont et viennent de Fontarabie ».Autre document: Hendaye ne comprend encore que cent maisons, qui se serrent à I'alentour du port et jusque dans la baie de Belcenia,aujourd'hui comblée, dans ce Bas-Quartier, autrefois dit le quartier des Pirates, quelques rares maisons témoignent encore de son activité au xvu" s. (1) La Bidassoa était déjà franchie dans tout son parcours à l'époque romaine. Recherches sur la Ville de Bayonne, tome III, V. Duhurnt H .1 11.Daranatz.)

 En 1647, la marche vers la libération ayant été poursuivie, la deuxième étape s'achève: l'évêque érige une paroisse, qui est mise sous le même patronage que celle d'Urrugne, ainsi saint Vincent de Xaintes ne perdra aucun de ses enfants. Malheureusement, ilfallut bien, quelque temps plus tard, lui substituer son homonyme, ce saint Vincent, né à Huesca, archidiacre à Saragossc, dont lafête tombait le 22 janvier, plus opportunément que celle du premier.A cette date, ils étaient, en effet, rentrés dans leurs foyers cespêcheurs, qui constituaient un corps important de la paroisse et en étaient bien loin au mois de septembre, pour la fête de saint Vincent de Xaintes.Il en fut exactement de même, et pour une raison identique, à Ciboure, où l'église, d'abord annexe de celle d'Urrugne, puis érigée en paroisse en  1555 avec le même titulaire que son ancienne église mère, adopta saint Vincent, diacre peu de temps avant la Révolution. 

1654 : dernière étape. Les Hendaiars atteignent ce but depuis si longtemps et ardemment convoité ! Anne d'Autriche, régente du royaume pendant la minorité de son fils, Louis XIV, a entendu favorablement leur supplication et, au mois de novembre de cette année, érige leur bourg en Communauté sous l'administration d'un maire-abbé et de quatre jurats.« Les manans et habitans de Hendaye nous ont fait remontrer que lad. paroisse ayant cy devant composé un seul corps et une mesme communauté avec celle d'Urrugne, elle aurait durant l'espacede plusieurs années joui concommitamment avec lad. communauté d'Urrugne de plusieurs privilèges, droits et franchises concédés à l'une et à l'autre des deux paroisses spécialement de certainsestatuts, octroys, règlements et police qui leur furent accordés en 1609 par Henri le Grand... Et bien que depuis quelque temps lesd. paroisses ayant été séparées les exposants n'ont néantmoins laissé de vivre sous les mêmes statuts. A présent pour mieux marquer lad. séparation ont désiré avoir leurs estatuts et privilèges distincts et séparés, lesquels, à ces fins, ils ont soubz nostre bon plaisir dressé et arrêté entre eulx en leur acte d'assemblée du 20 May dernier. » Le souverain ratifie tous les articles à lui présentés et que malheureusement il n'énumère pas. (S.L.A., 1932; Arch. GirondeI B 27.)

Elle est à retenir comme historique cette journée du 20 mai 1654, qui vit une assemblée des délégués d'Urrugne et de Hendaye, où, d'un parfait accord, les premiers consentirent aux seconds l'abandon de droits politiques fondamentaux.  La même harmonie fut loin de régner entre les deux parties dèsque l'appropriation de terres fut mise en question quelques années plus tard et surtout au xix* s.Celle-ci ne tarda pas, en effet, à être soulevée par Hendaye, qui ne pouvait évidemment pas se résigner à demeurer enclos dans les 7 hectares constituant, à l'origine, tout son territoire;

C'est à ses marins ainsi qu'à la générosité des rois que ce port dut la première concession, qui lui fut faite, celle des terres nourricières des Joncaux couvrant 26 hectares environ 

Pour l'expliquer il nous faut remonter à 1627, à l'année d'un exploit que ne rappelle plus, semble-t-il, que le nom toujours donné à « la rade des Basques » dans le pertuis d'Antioche. 

 Lorsque Richelieu entreprit le siège de La Rochelle pour libérer cette place de l'emprise des protestants, il se heurta à la flotte anglaise venue à leur secours; elle bloqua l'île de Ré, qui était la clé de la défense de la place forte. Ne disposant pas d'un nombre suffisant de vaisseaux de guerre pour briser ce blocus, Richelieu, informé de la combativité des Basques, fit appel au Gouverneur de Bayonne, qui lui répondit aussitôt par l'envoi de bateaux armés en cette ville et à Saint-Jean-de-Luz ainsi que d'une flottille de pinasses manoeuvrées à la rame et à la voile, partie de Hendaye

En face de l'île de Ré, ces dernières se heurtèrent au barrage que les Anglais avaient établi, sous la forme de câbles peu profondément immergés et reliés à des tonneaux ou à des rochers. Les marins hendaiars eurent l'astuce de faire glisser leurs pinasses, à faible  tirant d'eau, sur la hauteur restée libre. Ils eurent aussi le courage et l'audace de couper à la hache, sous le feu de l'ennemi, les grelins attachés aux rochers

. A six reprises, en septembre et octobre, ils réussirent ainsi à percer la ligne de la flotte anglaise et à ravitailler l'île. Le léopard, piqué par la mouche, jugea inutile d'insister et préféra rentrer dans sa tanière, dans ses ports.

Grâce aux Basques,aux Hendaiars surtout, l'Anglais était battu     .Louis XIII ne manqua pas de marquer une vive reconnaissance à ces derniers, leur faisant le très beau cadeau de l'île des Joncaux      . Faute, sans doute, de précisions suffisantes, cette donation, comportant le droit de labourer et de cultiver, fit l'objet de maints différends, qu'engendraient constamment entre les riverains français et espagnols les droits de pêche dans la Bidassoa ainsi que de passage à travers elle        . Il fallut attendre l'arbitrage des conseillers du roi, confirmé en 1668 par Louis XIV, pour que Hendaye se vît définitivement attribuer « la totalité des îles et joncaux qui sont en-deça le milieu  de la rivière », l'exclusivité du droit de passage aussi bien en face de l'hôpital Saint-Jacques que vis-à-vis de Fontarabie; le droit de naviguer et pêcher sur la moitié de la rivière lui était également reconnu.

Mais comme cette décision n'était qu'unilatérale, elle dut être confirmée par un traité signe à Madrid en 1685.En fin de compte la superficie de Hendaye était portée à Mit hect.;elle le demeura jusqu'en 1867   Par l'entrée en possession de cette grande terre des Joncaux, produisant de 800 à 1 400 kg de maïs à l'hectare, Hendaye cessait d'être un minuscule hameau sans autre labour que celui de la mer,sans autre subsistance que celle de la pêche. Dans son petit port la ville de demain avait trouvé son berceau.i

 1867   Il lui fallut bien, en définitive, subir celle du 19 février 1867, qui consacrait le triomphe de la cause des Hendayais emportant un trophée de 195 hectares.   La surface de leur ville était portée à 228 hectares et sa population à 918 habitants (gain de 180hectares).      Comme nous le verrons plus loin, cette défaite d'Urrugne ne fut pas sans lendemain, car, pour autant, Hendaye demeurait inassouvi ! 1867 Comme déjà dit, l'issue favorable d'un long procès avec Urrugne, en 1867, le gain d'une notable superficie, n'avaient pas apaisé la soif d'expansion de Hendaye. 

Dès cette même année, le conseil municipal « plantait un jalon » pour obtenir davantage, c'est-à-dire le rattachement intégral des quartiers de Subernoa et de Santiago. Il y avait là, en effet, en particulier aux abords de la gare, une enclave appartenant à Urrugne et qui séparait même Hendaye de ses terres des Joncaux.

Au début sa réclamation se fait très douce :« Non, Hendaye ne demande pas une annexion violente! Elle est comme une mère qui ne cherche pas de nouveaux enfants, mais qui est prête à accueillir ceux qui librement veulent venir à elle ! »

Et ses arguments ne manquent pas. Le plus fort est celui qui repose sur l'ancienne existence de la paroisse de Subernoa. Ainsi, en réclamant « la consécration administrative de ce qui existait religieusement », le conseil municipal ne fait rien d'autre que se conformer à la règle la plus antique, les paroisses ayant toujours présidé à l'institution des communes. Hendaye plaide non moins la topographie, la difficulté éprouvée par les habitants de ce quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, suivre les annonces légales, y accomplir les actes d'état civil, etc. Les employés de la gare sont particulièrement victimes de cet éloignement...D'autres raisons se rapportent à l'avenir. Tout éloigne d'Urrugne, est-il affirmé, et porte vers Hendaye les habitants de ces quartiers; ils en sont, en particulier, distraits par le nouveau courant commercial créé par la gare.

Et le plaidoyer s'achève sur une vue de l'avenir: Hendaye, devenu station balnéaire florissante quand une bonne route aboutira à la plage : au reste, l'industrie y prospère depuis que les Hendayais ont retrouvé la recette de la fameuse eau-de-vie                                                                                                                                                                              

Suit l'argument de choc !

« Sa Majesté l'Empereur a donné 10 000 f pour la construction de cette route (celle qui part du château de Mr Antoine d'Abbadie et aboutit à la gare) et il semble vraiment que le Souverain en personne ait désigné du doigt aux habitants de ce quartier qu'ils devaient associer leurs destinées à celles des Hendayais. »

Ensuite, le ton de la plaidoirie devient plus aigu; Urrugne est accusé de ne pas veiller à l'entretien du chemin que M. A. d'Abbadie avait fait construire à ses frais, aboutissant au bourg de cette commune. Il n'est cependant d'intransigeance de la part de ces fins renards, qui veulent bien « accepter d'accorder aux habitants d'Urrugne toujours et à perpétuité toutes les facilités nécessaires pour aller chercher des engrais à la mer ». Ils n'avaient évidemment pas pu prévoir la valeur qui est aujourd'hui celle du varech dans l'emploi qu'en fait l'industrie.

Sans se lasser, à plusieurs reprises, au fil des ans, Hendaye réitère sa demande d'annexion, en dépit de la non moins constante obstruc­tion d'Urrugne, et quand il n'y eut plus d'Empire, c'est la République qu'elle implore en termes aussi émouvants et toujours avec le précieux soutien d'Antoine d'Abbadie.

Finalement, une fois encore, la victoire se porte à ses côtés; le décret du 14 octobre 1896 lui vaut le gain de 495 hectares. Ces der­niers couvraient les secteurs liés à son expansion ainsi qu'à sa fortune : au bord de la mer, la zone s'étendant de Sainte-Anne à la baie de Haiçabia, y compris donc le château d'Aragorry, propriété d'Abbadie, la plage dans toute sa longueur, au Sud la bande de terre s'étalant de la gare au cimetière de Béhobie, le long de la Bidassoa, sans aucune solution de continuité.

Bref, Hendaye cessait d'être hanté par le spectre d'Urrugne à ses portes, à 200 m de sa place publique et d'avoir à subir son voisinage au bord de la mer, jusqu'à Sainte-Anne. N'accuse-t-elle pas cette commune, en 1893, d'avoir loué une partie des dunes à un groupe de Hendayais «désireux de faire échec à l'établissement de bains de Hendaye et qui ont construit une baraque avec quelques cabines» ?                                                                                                                                  (f)

La ville trouvait ses limites actuelles, définitives (peut-être ?) et sa population atteignait 2 100 habitants.    image-12

 La commune avait son territoire réduit à la surface occupée par le bourg et le bas quartier ( ligne  bleue )sept  hectares : un confetti

 

   DIXNEUVIEME

  SIECLE

 

  1 et 2  RESTAURATION

     1814-1815-1824     Louis XVIII

1824-1830             Charles X

 

 La Restauration est une période de l'histoire de France comprise entre la chute du Premier Empire le 6 avril 1814 et la révolution des Trois Glorieuses du 29 juillet 1830. La Restauration consiste en un retour à la souveraineté monarchique, exercée dans le cadre d'une monarchie limitée par la Charte de 1814, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, frères de Louis XVI.

Cette période est entrecoupée par les Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant lesquels Napoléon reprit le pouvoir

 

 PREMIER EMPIRE

 (période dite des Cent-Jours)

1 er MARS au 22 JUIN 1815

 En février et mars 1814 l’Empereur Napoléon défend ses possessions, contre toute l'Europe coalisée. Les Alliés finissent par arriver devant Paris tandis que Napoléon veut les arrêter à Saint Dizier Mais il arrive trop tard et doit se replier Fontainebleau.

Il charge son grand écuyer Caulincourt de négocier avec le tsar Alexandre 1er descendu chez Talleyrand, rue Saint-Florentin. Caulaincourt négocie une abdication en faveur du roi de Rome, fils de Napoléon, âgé de 3 ans. Le tsar n’y est pas opposé, mais apprenant la défection du maréchal Marmont, placé en avant-garde en Essonne, il impose l'abdication sans conditions de Napoléon, désormais à découvert, au Château de  Fontaibleau

Pour ne pas laisser une guerre civile se développer, Napoléon abdique après avoir vainement essayéde rallier les maréchaux

  Ferdinand VII, roi d'Espagne, appuie Louis XVIII contre le retour en France de Napoléon 1er.Le comte de Labisbal passe la Bidassoa le 27 août avec 15 000 Espagnols et se retire sans combats.

 

Etienne   PELLOT

PREMIER  MAIRE  1815-1826

1820 Le projet de reconstruction du Vieux Fort, après plusieurs atermoiements, avait été définitivement abandonné en , sur avis du général Lamarque, qui considérait que cet ouvrage était incapable d'opposer le plus léger obstacle aux mouvements d'une armée ennemie.

1823   Louis XVIII appuie Ferdinand VII contre les Cortes.

Le duc d'Angoulême est envoyé par le roi son oncle avec 70 000 hommes au-delà de la Bidassoa, en avril, et repasse le pont     de l'Ile des Faisans en novembre 1824

 1823 l’armée du Duc d’Angoulême traverse la Bidassoa pour aller en Espagne jusqu’à Cadix où il gagne la bataille du fort de Trocadéro «libérant » ainsi Ferdinand VII de la constitution qui lui a été « imposée » par la révolution libérale de 1820.

Lors de la première guerre carliste en Espagne durant les années 1833 à 1839  Hendaye reçoit quelques balles des soldats anglais qui aidaient l’armée libérale espagnole à déloger les carlistes de Fontarabie.

1823. Une armée française commandée Duc d’Angoulême pénètre en   Espagne au secours de Ferdinand VII auquel on a « imposé » la constitution de 1812.

 1826   En cette année, le maire, Etienne Pellot, est accablé par la perspective des travaux de reconstruction à entreprendre alors qu'il ne dispose que d'une seule recette, l'affermage de la jouissance des terres des Joncaux

 603 f par an, dont 500 f sont absorbés par les traitements du secrétaire de mairie (100 f), du maître d'école et du desservant  !

 Il n'est pas étonnant que dans de telles conditions l'administration et le partage de cet unique bien communal fassent l'objet d'un règlement très étudié et strict, dont un extrait résumé :

— Conformément à l'usage immémorial, tous les 8 ans, au mois de novembre, il sera procédé au renouvellement du partage en jouissance des terres Joncaux entre les habitants, chefs de famille, de cette commune classés en trois catégories :

4 gabarres de sable ou l'équivalent en engrais d'autre espèce et de vider les rigoles tous les deux ans.

Droit du maire à la jouissance gratuite d'un arpent,

 ceux originaires ou alliés de la commune, c'est-à-dire y ayant des parents (ils sont 55 en 1835) ;

2° ceux propriétaires de maisons, ni originaires, ni alliés (ils sont 68 en 1835) •

 les locataires ou métayers.

La répartition est faite au sort et par ordre de classe, le tirage commençant par le Grand Joncau et chaque ménage ne pouvant jamais avoir qu'un arpent (34 ares).

La jouissance est accordée moyennant :

par an 9 f pour couvrir la dépense communale, 3 f par arpent.

Obligation de bonifier les terres au moyen, par arpent, de ans préjudice de son droit, à un second comme habitant de la commune. (Cette gratification, jugée illégale par le Préfet, lui fut retirée en 1857.)

Droit semblable accordé au garde-champêtre ainsi qu'au « mande- commun » ou valet de la mairie.

Par la suite ce règlement ne subit d'autre modification que celle relative au mode d'attribution: bail à ferme en 1848, adjudication en 1857.

Si, dans ce chapitre, nous donnons la première place à ces terres, c'est non seulement parce qu'elles constituaient la seule ressource de la commune, mais aussi parce qu'elles furent à l'origine d'un litige, qui opposa Hendaye et Urrugne, pendant près de quarante ans, de 1830 à 1867.

En 1848,leur surface (26 hect. 55) était louée à 70 habitants

 

. En 1868, bien que d'autres ressources eussent apparu, cette location représentait 65 % des recettes communales

. Il est bien naturel dès lors que Hendaye se soit tellement acharné à la défense de ce bien Un exposé de ce très long litige serait fastidieux, mais un résumé vaut d'en être fait parce que, d'une part, dans son issue favorable, Hendaye a trouvé le second stade de son expansion (et bien plus important que le premier en 1668), et que, d'autre part, il met en évidence la volonté de vivre et de grandir d'une commune jusqu'alors très pauvre.                                                                                             (f)

 

 

Étienne    DURRUTY

1826-1835

 
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Etienne Durruty 

 . En 1830, les dunes de la plage lui furent annexées. Mais elle avait perdu les Joncaux, rattachés sous la Révolution à Urrugne. Cette île ne lui fut rendue que par la loi du 19 juin 1867.

 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

 Mais il subsistait deux anomalies : Hendaye restait séparée des Joncaux par une bande de terre d'un kilomètre de longueur qui suivait le cours de la Bidassoa depuis la pointe de Santiago jusqu'au pont de Béhobie.

 En outre, alors que le domaine d'Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d'Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d'Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.

 Il faudra attendre un décret du 14 octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. Désormais, le territoire d'Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles : partant du cimetière de Béhobie, passant à proximité des maisons Maillarrenia, Erreca, Oriocoborda, Mentaberry qu'elles laissent en dehors, ces limites suivent le cours du ruisseau Mentaberry jusqu'à Haiçabia.

 En outre, alors que le domaine d'Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d'Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d'Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.  

MONARCHIE DE JUILLET

.          1830-1848

   Louis Philippe Ier

 

 Proclamée le 9 août 1830 après les émeutes dites des « Trois Glorieuses », la monarchie de Juillet (1830-1848) succède en France à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d'Orléans, accède alors au pouvoir.Louis-Philippe Ier n'est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français.

 Son règne, commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s'achève en 1848 par d'autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Seconde République.

La Monarchie de Juillet, qui a été celle d'un seul homme, marque en France la fin de la royauté.

 En 1830, Hendaye n'était encore qu'un bourg, une agglomération de 70 maisons environ, dont quelques-unes éparses dans la campagne proche.

 Sa surface n'était que de 33 h. 03 a. 20, ainsi répartis :

labours, prés, jardins         22 h. 49 30

canaux, vagues       4 h. 71 40

bâtis   1 h. 13 90

routes, places, église, etc    4 h. 68 60

 

LE CARLISME

Le carlisme est un mouvement politique légitimiste apparu dans les années 1830 qui revendique le trône d'Espagne pour une branche alternative des Bourbons . De tendance conservatrice et anti-libérale, il est à l'origine de trois guerres civiles qui déchirent le XIX siècle espagnol et marquent profondément le pays.

La première civile eut lieu de  1833 à 1845

la seconde de 1846 à 1849

la troisième de 1872 à 1876

Elles   eurent leur importance dans la vie quotidienne des  hendayais

Dès  1836.Hendaye souffre de quelques balles perdues lors de la première guerre carliste en Espagne quand des soldats anglais aident l’armée libérale espagnole à déloger de Fontarabie les forces carlistes qui voulaient comme roi l’anti libéral Charles (Vème de son nom pour ses partisans)  à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère puiné de Charles.

Ces soldats anglais en prenant des bains de mer et de soleil étonnent la population des deux cotés de la Bidassoa qui croyaient malsaines ces pratiques.

1839 Don Carlos (V) prétend à la couronne d'Espagne contre la régente Marie- Christine.Désarmé par l'accord de Vergara, Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de partisans 

1846  Deuxième guerre carliste (1846-1849)

Pratiquement limitée à la Catalogne, elle n’est en réalité qu’une lutte de guérillas sans grande transcendance.

Troisième guerre carliste (1872-1876)

La troisième Guerre Carliste débute en 1872 et se déroule principalement sur les territoires du Pays Basque, de Navarre et de Catalogne. La restauration des Borbons par le biais d’Alphonse XII entraîne, peu après, l’affaiblissement du carlisme et mène à la fin de la guerre en 1876.

 La fin de cette Troisième Guerre Carliste, avec la défaite des Carlistes traditionalistes, entraîne l’abolition des Fueros en Alava, Bizkaia et Gipuzkoa et l'incorporation de ces trois territoires aux autres provinces de l’État.

A chaque guerre, de nombreuses familles navarraises, viendront se réfugier à Hendaye et  y resteront  

 1830  Au moment de l'acquisition des dunes de mer, la commune d'Hendaye augmentée d'Ondarraïtz dépasse 300 habitants, avec un maire à la tête de son Conseil municipal.

 

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 Plan parcellaire de 1831  " dit plan Napoléon "  seules les parcelles rouges sont construites

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  1834 Don Carlos (V).passe sur la Bidassoa par Maya, le 10 juillet, pour rejoindre Zumalacarrregui et se faire reconnaître roi d'Espagne.

 

Jean-Baptiste               BARRIEU

1835       - 1842

   1836lorsque la foudre tomba sur l'église et fendit du haut en bas le clocher, qui, dans sa tour, abritait, au premier étage, la salle de la mairie avec ses archives, servant aussi d'école. Tout dut être évacué et transféré en face, dans la maison Imatz.

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 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

   1839 Don Carlos (V) prétend à la couronne d'Espagne contre la régente Marie- Christine.

Désarmé par l'accord de Vergara, Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de ses partisans

 1841. L’Essor d’Irun commence. En cette année la construction en Espagne de l’état-nation fait d’Irun le siège d’une des principales douanes espagnoles et de ce fait le développement des activités administratives, commerciales et industrielles est garanti car de l’autre coté de la Bidassoa se trouve le marché européen en expansion.

 

 

Etienne Joseph DURRUTY

1842      - 1847

 

 

 

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 1847   ,Déjà, en 1847  la faveur des bains de mer incitait le Préfet à ordonner aux municipalités de la Côte de prendre « des mesures pour que, chaque année, il ne soit pas constaté des accidents et souvent des malheurs.

Des enfants, de grandes personnes même se jettent à la mer pour se baigner; enlevés par les vagues, ils périssent faute de secours, victimes de leur imprudence.

 Il serait à désirer que, dans chacune des localités dont le territoire est baigné par la mer, le maire pût envoyer sur la côte aux heures où l'on se baigne habituellement un ou deux bons nageurs avec mission de veiller sur les baigneurs, soit en leur indiquant les dangers qu'ils pourraient courir, soit en leur portant au besoin secours ou tout au moins qu'il y eût le plus souvent sur la côte quelque préposé qui interdira de s'y baigner, s'il n'est d'autre sûreté possible ».

 

DEUXIEME  REPUBLIQUE

1848-1852

Louis Napoléon BONAPARTE

La Deuxième République, aussi appelée Seconde République1, est le régime politique de la France du 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu'au sacre de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1852, sacre amorcé - jour pour jour l'année précédente - par un coup d'État. Elle fait suite à la Monarchie de Juillet et est remplacée par le Second Empire.

 

   JEAN-HENRI  LALANNE 

1849 1850

  

 

Jean-Baptiste   ANSOBORLO

1850      -1852

id

Incidents de pêche entre Hendaye et  Hondarribia

Commission mixte

STATION NAVALE DE LA BIDASSOA

1851

traités de bonne correspondance

 

 Les Intérêts commerciaux entre  l'Espagne et la France  que, même pendant les guerres si fréquentes entre ces deux nations, il se faisait des traités de commerce entre ces localités. Les députés français et espagnols se réunissaient dans l'île des Faisans et convenaient de tous les articles de ces traités qu'on appelait « de bonne correspondance ».

 Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relationscommerciales continuaient au grand profit d'Hendaye qui assurait les échanges. Ces traités s'appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date du 29 octobre 1353. Il y en eut beaucoup d'autres par la suite jusqu'au XVIIIe siècle.

La mer, il paraît superflu de le dire, a toujours joué un grand rôle dans l'existence des Hendayais, qu'ils fussent marins ou pêcheurs. Le régime incertain des eaux de la Bidassoa n'ayant jamais permis d'y créer un port, les marins s'enrôlaient sur des navires équipés par les armateurs de Bayonne ou de Saint-Jean-de-Luz. voire de Fontarrabie

Quant aux pêcheurs qui étaient le plus grand nombre, ils pêchaient avec des embarcations en mer ou sur la rivière. Mais l'accord ne régnait pas toujours entr'eux et les pêcheurs espagnols.

Les incidents étaient fréquents et se terminaient souvent d'une manière tragique. Voici la relation d'une affaire qui montre combien les rapports pouvaient être tendus entre les riverains des deux nations.

Les Espagnols prétendaient que la rivière leur appartenait sur toute sa largeur. Partant de ce principe et au mépris des revendications françaises, l'alcade de Fontarabie vint, le 23 janvier1617, jusque sur le rivage d'Hendaye, à la poursuite d'un malfaiteur, étant porteur de son bâton de justice Arrêté à son tour, avec les bateliers qui le conduisaient, il fut envoyé par les autorités d'Hendaye au gouverneur de la province, M. de Gramont, qui les emprisonna à Bayonne jusqu'à ce qu'une enquête eut été faite.

Mais, avant qu'elle fut terminée, les Espagnols, usant de représailles, arrêtèrent et emprisonnèrent plusieurs pêcheurs français qui naviguaient paisiblement sur les eaux de la Bidassoa. Ils firent plus ; ils saisirent trois navires de Saint-Jean-de-Luz armés pour la pêche à la baleine qui, à cause du mauvais temps, s'étaient réfugiés dans la baie de Fontarabie.

L'affaire se compliquait. Le comte de Gramont signala la situation au roi Louis XIII qui traita la question par voie diplomatique. Il donna l'ordre de relâcher les Espagnols contre remise des prisonniers français. Cet échange eut lieu le 4 mai 1617. Mais, au moment où les pêcheurs français libérés abordaient sur la côte d'Hendaye, le château de Fontarabie leur envoya, en guise d'adieu, une volée de dix coups de canon. Personne heureusement ne fut blessé par ces décharges ; mais l'une d'elles endommagea sérieusement le clocher de l'église.

Cette nouvelle affaire donna lieu à une seconde enquête suivie de longues conférences internationales dont le siège fut, comme toujours, l'île des Faisans. Les délégués français et espagnols n'avaient pas encore pu se mettre d'accord, lorsque les négociations pour la paix des Pyrénées commencèrent le 13 août 1659. Mazarin et don Luis de Haro abordèrent aussi la question de la Bidassoa, mais elle ne fut pas suivie d'une solution immédiate. Les négociations se poursuivirent entre d'autres plénipotentiaires et se terminèrent par un traité signé le 9 octobre 1685 et qui reconnaissait des droits égaux aux habitants des deux rives de la rivière.                                                                                                            (N)

 Aujourd'hui encore, en Guipuzcoa, le bâton est l'insigne des alcades et des agents de police.

_____________ 

Depuis cette époque un stationnaire français et un stationnaire espagnol séjournent en permanence dans la Bidassoa.

 

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Leurs commandants veillent à l'exécution du traité et règlentles différends de leur compétence qui peuvent se produire. En ce qui concerne la pêche, à la saison du saumon et de l'alose, c'est-à-dire pendant les mois du printemps, et pour éviter les incidents entre pêcheurs français et espagnols, il fut décidé qu'ils pêcheraient à tour de rôle. Au coup de midi, à l'église d'Irun, un des stationnaires devait tirer un coup de canon et lespêcheurs de sa nationalité pouvaient seuls pêcher jusqu'au coup de canon de l'autre stationnaire le lendemain à midi, et ainsi desuite. Le règlement de 1685 a été modifié à plusieurs reprises notamment en 1856, 1857 et 1879.

 Plus récemment de nouvelles conventions ont modifié cette situation et rendu la pêche libre pour tous et en tous temps dans la Bidassoa.                                                                                                                                                                                     (n)

1856  Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises.                         (OG )

 1856. Le Traité des Limites -ou de Bayonne de 1856 qui fait suite au Traité des Pyrénées de 1659, précise  que la Bidassoa  constitue la frontière entre La France et l’Espagne à partir de son embouchure et jusqu’à Endarlatza - où confluent les Pyrénées Atlantiques, l’Aragon et la Navarre- la ligne qui divise les deux états étant  située au centre du courant principal du cours d’eau.

Le Traité stipule aussi que les riverains des deux cotés de la Bidassoa frontalière ont les mêmes droits de navigation et de pêche qu’ils pratiqueront à jours alternés.

 Les riverains des deux cotés ont les mêmes droits de navigation et de pêche qu’ils pratiqueront à jours alternés. Avec postériorité deux petits canons seront placés l’un dans le « puntal » de Fontarabie, l’autre dans la Station Naval de Hendaye pour signaler chaque jour, de février à la fin juillet, le tour de l’une ou l’autre rive,  l’heure officielle étant l’heure de l’horloge de l’église du Juncal d’Irun.

Des couleurs spécifiques distingueront les bateaux  des villes riveraines -blanc et bleu pour ceux de Hendaye-

Les nasses sont supprimées.   dernière nasse, unique, démolie et rachetée à Fontarabie par traité.

 En 1856, la Convention signée à Bayonne et confirmée en 1859, précise que

 la frontière sera exactement fixée, non plus au milieu de la rivière, mais au milieu du chenal le plus profond;

 les eaux seront franco-espagnoles;

 une Commission Internationale des Pyrénées sera instituée ayant pour tâche de régler tous les litiges. La France y sera représentée par le Commandant de la Station Navale de la Bidassoa;

4° le droit de pêche n'appartient, en toute exclusivité, qu'aux riverains.

En 1886, autre Convention qui, sans modifier le fond de la précédente, apporte quelques précisions; il en fut de même en 1894, 1906, 1924, 1954.

Entre-temps, en 1873, la Marine Nationale reçut l'ordre d'établir à Hendaye même une station navale, annexée à celle de Saint-Jean- de-Luz et chargée de la liaison avec celle de la Marine Espagnole en place à Fontarabie.

Tandis que, de 1873 à 1886, à Saint-Jean-de-Luz veillait « Le Chamois », aviso de flottille à roues,

 à Hendaye était basé « Le Congre », chaloupe à voile, qui fut renforcé, en 1883, par « La Fournie », chaloupe à vapeur.

De 1886 à 1910, la canonnière « Le Javelot » remplace les précédents avec l'appui de la chaloupe à moteur « Le Nautile », amarrée à Socoa.

 (Nous retrouverons l'une et l'autre au cours d'un incident plus loin rapporté.)

Le mât du « Javelot » se dresse aujourd'hui sur le terre-plein de la Station; tous les jours, les couleurs y sont hissées. Il y est conservé en souvenir du lieutenant de vaisseau qui, à deux reprises, commanda la Station, Julien Viaud, en littérature. 

Pierre LOTI

 Ce dernier y arriva au mois de décembre 1891 alors qu'il venait d'être élu, et non encore reçu, à l'Académie Française, ce qui ne manqua pas de poser aux maîtresses de maison, dont il était l'hôte, un terrible problème d'étiquette ! A qui donner la première place?

 A l'académicien elle revenait de droit, mais alors c'était reléguer au second rang les officiers supérieurs, dont Loti n'était qu'un subalterne, ainsi que les autorités officielles, le Préfet lui-même !

Il quitta ce commandement au début de l'année 1893 et le recouvra de mai 1896 à fin 1897.

Au cours de cette brève période Pierre Loti fut reconquis par le charme du pays de « Ramuntcho » qu'un instant, suivant son propre aveu, il avait bien cessé de goûter. De Rochefort, sa ville natale, il écrivait, en effet, à un ami au mois de décembre 1895 :

« Autrefois, j'étais un admirateur passionné de ce petit recoin du monde; j'en ai bien rabattu, mais j'aime encore ces montagnes de Guipuscoa, derrière lesquelles j'ai vu, pendant trois ou quatre ans de ma vie, se coucher le soleil. Il est donc possible que l'été prochain je revienne par là... »

Il y revint si bien que Hendaye devint sa résidence d'été de prédilection et qu'il y voulut mourir

 

Claude               DELIOT

1852      -1853

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SECOND EMPIRE

1852-1871

Louis Napoléon BONAPARTE

Le Second Empire est le système constitutionnel et politique instauré en France le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, le Président de la République française, devient « Napoléon III, Empereur des Français ». Ce régime politique succède à la Deuxième République et précède la Troisième République.

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 1854  C'est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l'affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l'exemple que leur offrirent l'Empereur et  l'Impératrice.

 

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Bien avant son mariage, alors qu'elle n'avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l'été, à Biarritz déjà centre d'attraction de la grande société espagnole.

Mariée en 1853, dès l'année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année, 1856, où elle mit au inonde le Prince Impérial, événement que Hendaye célébra fastueusement

. A Biarritz, Eugénie se baignait sur la grande plage; souvent, elle aimait venir excursionner par ici, marquant une particulière prédilection pour Béhobie et Hendaye.

Cette vogue de Biarritz devait naturellement exciter l'envie des Hendayais d'autant plus que, plus près encore, Ciboure commençait à s'organiser pour l'accueil des baigneurs.

 

 

Henri           LALANNE

1853- 1855

 

 1854. La municipalité de Hendaye devient propriétaire du vieux fort moyennant la somme de 500 francs. Les restes du fort serviront de carrière pour les particuliers et pour les travaux publics.

     1855, cette commune adjugeait « 8 tentes, sa propriété », destinées à ces derniers (bail à ferme de 5 mois).

A partir de cette époque le Conseil municipal n'eut d'autre objectif que l'équipement d'une station balnéaire ainsi que la récupération de terrains à mettre en valeur dans la baie de Chingoudy. Pour le Hendaye de demain il ne voyait d'autre fortune; il la prévoyait grande et la voulut contre vents et marées !

Perspicacité et ténacité, souplesse et adresse, autant de qualités dont firent preuve les édiles, au cours de tout un siècle, jusqu'au jour où ils atteignirent leur but : cet ensemble de Hendaye-Plage aujourd'hui tant goûté.

 1856  Ce le fut également en 1856 afin de financer l'acquisition d'une maison communale.

Mais, nous l'avons dit, de telles ventes n'étaient consenties que dans des cas extrêmes.

 Le Conseil municipal s'attachait, au contraire, et avec un louable esprit de prévoyance, à récupérer les moindres parcelles communales, dont certains s'étaient abusivement emparés, à mettre en valeur tous ses biens, et même à les accroître du côté des dunes par des réclamations incessantes auprès des Domaines ainsi que par un effort continu d'arrachement à Urrugne.

 

 

EAU DE VIE

DE HENDAYE 

 

 Les Eaux de vie de HENDAYE

 et la liqueur I Z A R R A

 Marcel Marc D O U Y R O U

 

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 L’eau de vie, transformée en liqueur a fait la réputation d’Hendaye depuis le tout début du XVIII° siècle. Louis Moréri dans son Grand Dictionnaire Historique et le cartographe du Roi Michel Antoine Baudran (1633-1700) citent  « la ville d’ANDAYE, bourg de France sur la frontière d’Espagne, prés de l’embouchure de la Bidassoa, où l’on tient une foire renommée pour ses eaux de vie »

  En 1705 cinq Hendayais brûleurs d’eau de vie, Dominique Dirandatz, Pierre Dottace, Martin Galbarret, Jean Duhalde et Martin Haranibar créent une distillerie à Bayonne, _________________________________

 

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Ce sujet a été traité dans la première partie, mais  comme son histoire on le retrouve dans

DOCUMENTS

 

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Reconsidérant la vie de la cité à notre point de départ, 1826, nous ne pouvons qu'admirer ses gestionnaires, leur art de tirer le meilleur parti de leurs maigres ressources du moment et rendre non moins hommage à l'énergie déployée par tous les habitants pour relever ces ruines dont le spectacle émut l'Impératrice encore en 1857, pour remettre en état les Joncaux, redresser les batardeaux, refaire les canaux, etc.

Combien ces ressources étaient faibles qui, outre la location des Joncaux, ne furent longtemps procurées que par l'adjudication (200 f par an) des herbes des glacis du Vieux-Fort ainsi que par la vente, fort rare d'ailleurs, de quelques petites parcelles de terrains vagues, quand une dépense exceptionnelle y contraignait !

 .1859 Par l'acte additionnel du 31 mars à Bayonne est mis en vigueur l'accord frontalier du châtelain d'Urtubie et 2 autres délégués communaux français avec ceux de la rive et de la Marine espagnoles, qui définit la commu­nauté d'usage sur la base du statut le plus privilégié, celui de Fontarabie.

 Sous réserve de mesures conservatoires des espèces, tous les riverains bénéficient exclusivement du droit de pêche, en particulier avec l'ancien privilège de la confrérie de San Pedro pour le rôle d'équipage des bateaux, et du libre prélèvement de sable et d'algues.

 

 Jacques  DARRECOMBEHERE

1860   1864

  1860, la première idée lui vint d'endiguer la Bidassoa; à la vérité, elle lui fut suggérée par une lettre du Préfet, l'invitant « à s'inspirer de la pensée du Souverain de rendre productif les communaux incultes », dont le spectacle dut impressionner l'Empereur au cours de ses séjours à Biarritz et de ses nombreuses excursions dans notre région.

Le Conseil municipal alors délibère :« considérant qu'il existe dans la commune un terrain de plus d'un km de long sur 300 m de large (30 hect.) baigné par les mers et qui serait d'une prodigieuse fertilité s'il était conquis à l'agriculture en endiguant le chenal de la Bidassoa, considérant que ledit terrain avait attiré l'attention de l'Impératrice lors de sa visite en 1857 en demandant pourquoi on n'avait pas essayé de le livrer à l'agriculture,les dispositions de ladite lettre impériale du 5 février 1860 fournissant les moyens de rendre ce sol productif, à défaut de ressources communales...persuadé de l'immense avantage pécuniaire qu'en retirerait l'Etat et la commune,estime intéressant de faire étudier sérieusement cette question par MM. les Ingénieurs et la sollicitude de l'Administration. »

Ce projet ne tomba pas littéralement à l'eau ! faute d'être subventionné, il reprit forme bien plus tard, avec la grande différence qu'il entra dans le cadre de l'urbanisme et non plus de l'agriculture.

Deux faits devaient lui imprimer cette nouvelle forme: ce furent, d'abord, la vocation, s'affermissant, de Hendaye station balnéaire, puis la création de la ligne de chemin de fer Paris-Irun avec une gare internationale à Hendaye.

Ce que nous appelons aujourd'hui la plage, son boulevard ainsi qu'une zone atteignant une profondeur de 300 m environ, tout cela constituait alors « les dunes », que l'Etat conseillait de couvrir de plantations; de ces dernières il ne reste plus que de-ci de-là quelques genêts.

Mais les Hendayais ne s'attardèrent pas dans cette orientation. Ils préférèrent — et l'avenir leur donna combien raison ! — miser sur l'attraction de la mer et se préparer à recevoir les baigneurs, à l'exemple des autres plages de la Côte.

C'est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l'affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l'exemple que leur offrirent l'Empereur et l'Impératrice.

Bien avant son mariage, alors qu'elle n'avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l'été, à Biarritz déjà centre d'attraction de la grande société espagnole.

Mariée en 1853, dès l'année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année,

 

 
Antoine d'ABBADIE d'ARRAST
1871-1875

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                  Antoine d'Abbadie d'Arrast

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La popularité de la devise Zazpia k Bat lui est attribuée

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Vers 1860 un savant basque, né à Dublin en 1810, Antoine d'Abbadie, après une vie errante et laborieuse qu'il avait consacrée à l'étude des problèmes géographiques et ethnologiques, notamment pendant son séjour en Ethiopie, fit construire, sur les plans de Viollet le-Duc, un château où la fantaisie du propriétaire mêlait à l'architecture du XVè siècle les souvenirs des habitants et de la faune de l'Afrique. Napoléon III qui, à la suite de son équipée de Strasbourg et de son expulsion, avait été le compagnon de voyage d'Antoine d'Abbadie au Brésil, lui avait promis de poser la dernière pierre du château. Le désastre de Sedan ne permit pas la réalisation de ce projet et l'emplacement de la pierre est resté vacant au balcon d'une des fenêtres de l'Observatoire.

 Antoine d'Abbadie mourut sans postérité en 1897. Son œuvre scientifique a été continuée par l'Institut, à qui il avait légué son domaine et qui a consacré l'Observatoire à l'exécution d'un catalogue astronomique.

Si Napoléon III n'eut pas le temps de venir à Abbadia, Hendaye avait eu en 1857 la visite de l'Impératrice Eugénie. La souveraine fut moins sensible à la beauté du site qu'à la vue des blessures dont le bourg portait encore de nombreuses traces, après plus de soixante ans. Cependant, Hendaye allait bientôt connaître un nouvel essor, plus important que celui qu'elle avait reçu sous l'Ancien Régime.

1873                       

Un grand bienfaiteur du pays apparut alors : Antoine d'Abbadie, dont le nom demeure attaché au château qui s'élève sur le promontoire d'Aragorry.

Né en 1815 d'un père appartenant à une antique famille souletine, originaire d'Arrast (canton de Mauléon), il se distingua par ses travaux scientifiques en matière d'ethnographie, de linguistique et d'astronomie ainsi que par ses grands voyages, en Ethiopie particulièrement.

Membre de l'Académie des Sciences dès 1867, une double élection le porta en 1892 à la présidence de cette illustre Académie ainsi qu'à celle de la Société de Géographie.

Rêvant d'une retraite en un lieu de beauté, en ce pays basque, qui fut toujours son grand amour, il porta son choix sur Hendaye et fit édifier le château, dont le style gothique surprend, à première vue, dans le cadre de notre campagne; c'est qu'il en confia la construction à l'architecte Viollet-Le-Duc, célèbre par ses nombreuses restaurations de monuments du Moyen-Age, par exemple la Cité de Carcassonne.

Mieux encore, A. d'Abbadie prit une part active à l'administration ainsi qu'à l'équipement de la ville (dons de sources, de chemins, etc.), dont il fut le maire de 1871 à 1875.

Sa générosité s'étendait bien au-delà de sa commune d'adoption, au bénéfice de toutes les institutions vouées au maintien des tradi­tions basques. Les concours de poésie, les pertsulari, l'enseignement de la langue basque, les groupements folkloriques (danses, jeux) furent de préférence les points d'application de ses largesses, mais par-dessus tout, les jeux de pelote, en particulier le rebot, bénéficièrent de son encouragement et de ses primes.

Il légua son château à l'Institut de France, qui y maintient en service l'observatoire créé par lui-même pour ses propres études. Dans son premier acte de donation il exprimait la volonté que sa direction en fût toujours confiée à un prêtre

l'histoire complète du château sera traitée dans la premiere partie   dans

DOCUMENTS

 

  Voir fin site troisième réçit par Nogaret et de Michelena pour Aragorri

Maison Aragorri

La famille Aragorri était propriétaire  de la maison. Par suite du mariage de Catherine Aragorri avec Jean de Fagadi, le domaine et la maison passèrent  à la famille Fagadi, vers le milieu du XVII siècle.

Esteben de Fagadi, leur fils fut trouvé noyé dans une chaloupe,victime des violences des pêcheurs de Fontarrabie Ce sont donc les descendants de la famille Aragorri qui occupèrent la maison ou la ferme. La dernière fut la famille Detcharry., qui vendit  les terrains du domaine à Antoine d'Abaddia en 1885.

Contrairement à ce qui est dit en début de chapitre, Mr d'Abbadie  devint propriétaire des 330 hectares (?)  par des achats échelonnés. D'après le cadastre d'Urrugne le premier achat date de 1856 ( 6 hectares et 3 ares ). Les archives du chateau n'ont

-En 1631 M.d'Aragorri est nommé maître charpentie rmaison "Aragorri" elle même était comprise dans l'achat des terres..D'après le cadastre cité, cette parcelle n'aurait été achetée que vers les années1882-1885.

C'est donc en 1858, 1869, 1882 et 1885  que Monsieur d'Abbadie acheta la pluspart des terres formant l'immense propriété de l'illustre savant..Une tradition orale place le séjour de Mr etMme d'Abbadie pendant la contruction du chateau, dans la maison Arragorri. Furent ils de simples locataires , Lorsque les archives seront bien établies, on pourra répondre à la question.

Les ARAGORRI à Hendaye

La première fois qu'Aragorri est mentionné dans des documents historiques remonte  à 1617. ( Archives de Fontarrabie )

Jean Aragorri et jean d'Harismendi dit " Olasso ", armateurs de trois navires de 160 tonneaux, montés par 150 marins de Hendaye et des environs, pour la pêche de la morue et de la baleine à Terre Neuve et en Norvège. Ils savaient signer de leur propre écritures

Jean d'Aragorri occupait une importante situation dans la localité, en tant que propriétaires de navires, associé d'un tiers  avec d'Harismendi

_  En 1662  M. d' Aragorri est nommé maître charpentier

- en 1662 Perucho d'Aragorri apparaît comme quatrième jurat d'Hendaye

En 1682 , Marie d'Aragorri veuve de Martin d'Extail, est propriétaire de la maison Martarena

- En 1768 Sisson d'Agorri acheta une terre près  de Chouriénia

En 1769 Detchar D'Aragorri , maître de la maison d'Aragorri, fut étranglé dans sa chaloupe par des Espagnols

-  En 1737 Simon fils de Nicola d'Aragorri fut pécheur de baleines dans la Saint Laurent

- En 1762 Nicolas d'Aragorri fut commissaire de la Marine à Saint Sébastien

en1795  Simon d'Aragorri,  marquis d'Iranda, fut porteur d'une lettre du roi d'Espagne chargé de négocier la paix  lors de la guerre de la Convention

Simon d'Agorry mourut sans sucesseur, sa niéce  hirita du titre, le transmis par son mariage à d'Arcangues

 

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 1861  Une première tentation leur vint, en 1861, d'aliéner le terrain de la baie de Chingoudy; elle leur fut offerte par un spéculateur aussitôt repoussé comme tel. A ce dernier motif le Conseil municipal ajouta qu'il lui paraissait inopportun d'examiner une proposition quelconque, car « dans un avenir prochain, une concurrence s'établira évidemment pour l'acquisition de ce terrain et, alors seulement, il pourra y avoir des avantages réels pour la commune ».

Pour cette raison plusieurs demandes d'acquisition de parcelles situées sur les dunes sont refusées de1862 à 1867.1862

 Une seule exception : en1862,lavente de 12 ares, à 30 f l'are, « sur les dunes de la côte près la ruine de l'ancienne chapelle Sainte-Anne pour y bâtir une maison et un jardin d'agrément, au profit de Mr Didelin, professeur de dessin à Aire ».

 Ce maître en prospective autant qu'en perspective s'inscrit certainement en tête des bâtisseurs des villas en bordure de la plage !

 

1862 Avant le jugement du tribunal d'arrondissement de Bayonne rendant à Hendaye les Joncaux retenus par Urrugne, et lui ajoutant tous les terrains  d'alluvions jusqu'à la mer, la commune compte plus de 600 habitants. La cour d'appel départementale des Basses-Pyrénées confirme.

1863  Le premier train direction France-Irun arrive à Hendaye le 22 octobre 1863, et le premier train Madrid-Paris arrive à Hendaye le 15 août 1864

 

Martin    HIRIBARREN 

1864   1868

 

 Dès lors surgit aux alentours de celle-ci un quartier qui ne cessa de s'étendre, rejoignant le bourg tant le long de la voie ferrée que par Irandatz. De plus, les facilités ainsi créées pour le transport des marchandises donnèrent naissance à des industries nouvelles : fabrique de chocolat, conserves alimentaires, sans omettre de mentionner la liqueur d'Hendaye dont M. Paulin Barbier venait de reprendre, l'exploitation. A ces activités locales, Hendaye ajouta plus tard, sous la direction de la famille Mauméjean, une fabrique de vitraux et de céramiques dont le renom artistique a franchi les limites de notre région et jusqu'aux frontières de notre pays.

1864   Mais, par-dessus tout, comme nous l'avons déjà dit, 1864 marque une date capitale dans l'histoire de Hendaye parce qu'elle est celle du prolongement jusqu'à la gare internationale de cette ville de la ligne de chemin de fer Paris-Bayonne. Cet événement eut une répercussion considérable sur les vies économique et politique de la cité.

L'afflux de fonctionnaires (douanes, police, etc.), d'employés de la C" de Chemin de Fer du Midi, l'implantation de nouveaux commerçants, qui devait normalement s'ensuivre, accrûrent la population à un rythme très rapide, la doublant en dix ans, la triplant en vingt ans. Cette invasion ne pouvait qu'altérer profondément le caractère du pays.

 Les Basques furent submergés par cette vague d'étrangers à la région.

 Aussi grand et amical que fût l'attachement que ces derniers marquèrent pour leur nouvelle petite patrie, il était fatal qu'ils eûssent, surtout dans les domaines politique et religieux, des réactions différentes de celles qui étaient inspirées par de vieilles traditions.

 Le fait est particulièrement manifeste au cours des années suivantes.

Dans un registre des archives municipales nous trouvons la réconfortante vue qu'offrait Hendaye à la fin de la période traitée dans ce chapitre :« On voit alors les ruines disparaître, les maisons s'élever, le commerce s'établir et la prospérité naître où naguère végétaient pariétaires (plantes, qui poussent dans les murs) et orties. On pourrait dire que la commune renaît de ses cendres comme le Phénix ! » où ils atteignirent leur but : cet ensemble de Hendaye-Plage aujourd'hui tant goûté.

Une première tentation leur vint, en 1861, d'aliéner le terrain de la baie de Chingoudy; elle leur fut offerte par un spéculateur aussitôt repoussé comme tel

. A ce dernier motif le Conseil municipal ajouta qu'il lui paraissait inopportun d'examiner une proposition quelconque, car « dans un avenir prochain, une concurrence s'établira évidemment pour l'acquisition de ce terrain et, alors seulement, il pourra y avoir des avantages réels pour la commune ».

Pour cette raison plusieurs demandes d'acquisition de parcelles situées sur les dunes sont refusées de 1862 à 1867.

Une seule exception : en 1862, la vente de 12 ares, à 30 f l'are, « sur les dunes de la côte près la ruine de l'ancienne chapelle Sainte-Anne pour y bâtir une maison et un jardin d'agrément, au profit de Mr Didelin, professeur de dessin à Aire ». Ce maître en prospective autant qu'en perspective s'inscrit certainement en tête des bâtisseurs des villas en bordure de la plage !

Il est compréhensible qu' Urrugne, conservant l nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

 

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

 

LE CHEMIN DE FER

DU MIDI

Le premier train direction France-Irun arrive à Hendaye le 22 octobre 1863,

 

le premier train Madrid-Paris arrive à Hendaye le 15 août 1864

 

 1864, la création de la gare internationale donne à la vie de la cité une très nette impulsion;  

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 la douane

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le Buffet

 

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gare Hendaye-Plage

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et la Bidassoa !

  

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Ancien pont sur le chemin de fer

 

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Ancien pont

 

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Ancien pont avant la construction de Zubi-Etan

 

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 L'ouverture de la ligne de chemin de fer de Paris à Madrid a été le signal de la rAncien pont avant la construction de Zubi-naissancede cette petite localité qui, depuis les guerres du Premier Empire,n'avait fait que végéter. Non seulement les formalités de douane pour le passage des marchandises d'un pays à l'autre, mais aussi leur transbordement, conséquence de la différence de voies en France et en Espagne, amenèrent beaucoup d'étrangers qui se fixèrent à Hendaye, en même temps qu'un nombre élevé d'employés de chemin de fer. C'est alors que commença à seformer le quartier dit de la gare.A l'origine, c'est-à-dire en 1857 on ne savait pas encore ce que donneraient les chemins de fer.

Beaucoup, parmi les personnes les plus éclairées, ne pensaient pas qu'ils dussent prendre une extension aussi considérable que celle qu'ils ont prise. Les résultats de l'expérience n'ont pas tardé à lever les doutes et à montrer que la conséquence de ce nouveau mode de transport a été une véritable transformation de la vie sociale.

Depuis cette époque, le trafic de la gare d'Hendaye a beaucoup varié:Le tonnage expédié par cette gare en 1913 a été de 199.000tonnes ; celui de l'année 1932 a atteint 390.581 tonnes par suite de diverses circonstances et en particulier des suivantes. Ces dernières années, en raison de nouveaux tarifs douaniers et d'accords entre les compagnies de Chemins de fer, un très gros trafic d'oranges s'est créé entre l'Espagne, la France et certains pays du Nord qui en recevaient une petite quantité auparavant. Pour s'en faire une idée, il suffira de citer quelques chiffres concernant l'année considérée, c'est-à-dire 1932. Il a été expédié d'Hendaye, venant d'Espagne, 32.000 wagons transportant 146.000 tonnes d'oranges et ayant rapporté aux compagnies françaises 42 millions de francs

 On conçoit qu'un semblable trafic justifie l'emploi de beaucoup de monde. Le nombre des commissionnaires en douane, qui est habituellement d'une cinquantaine, atteint 105 pendant la campagne des oranges et chacun emploie une moyenne de trois commis.Le transbordement nécessite 60 équipes de manoeuvres àhommes chacune, soit 300 personnes, sans compter les journaliers permanents évalués à une centaine d'hommes. Le personnel fixe de la gare est de 300 hommes ; celui de la Douane de 120.Il faut dire que tout ce monde n'habite pas Hendaye ; beaucoup vivent à Irun. On n'en peut pas moins évaluer à 600 ou 700 lenombre de personnes dont la présence est justifiée par le trafic transitant par la gare d'Hendaye. On voit donc l'influence considérable que sa création a eue sur la renaissance de cette ville.  '( N)

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Cependant il ne faudrait pas conclure de ce qui précède que 'Hendaye n'a été une localité de transit que depuis la création du chemin de fer . Sa situation sur la frontière l'a mise en relations, à toutes les époques, avec les villes voisines de la France et de l'Espagne entre lesquelles elle servait d'intermédiaire. Les intérêts commerciaux en jeu étaient si importants que, même pendant les guerres si fréquentes entre ces deux nations, il se faisait des traités de commerce entre ces localités. Les députés français et espagnols se réunissaient dans l'île des Faisans et convenaient de tous les articles de ces traités qu'on appelait « de bonne correspondance ». Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relations commerciales continuaient au grand profit d'Hendaye qui assurait les échanges. Ces traités s'appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date du 29 octobre 1353. Il y en eut beaucoup d'autres par la suite jusqu'au XVIIIe siècle.                                                                                                         ( N )

 1865   Napoléon III et l'impératrice Eugénie Isabelle II et le roi François d'Assise pour l'ouverture officielle du chemin de fer sur la Bidassoa, échangent des visites les 9 et 11 septembre à Saint-Sébastien et Biarritz, où la chapelle N.-D. de la Guadeloupe est inaugurée au Palais.

Louis 1" et la reine de Portugal font leur visite inaugurale le 10 octobre à Biarritz.

Napoléon et Eugénie avaient déjà visité Fontarabie sur le vapeur « Le Pélican » en septembre 1856, et l'île des Faisans les 18 août 1854 et 29 septembre 1861, avant et après la construction du monument commé moratif.

 1865 un château-observatoire, conçu par Viollet-le-Duc, commence à sortir de terre dans le lieu jusqu’alors connu comme Aragorry qui avait été acheté par le savant et voyageur Antoine d’Abbadie qui donnera son nom à ce lieu.

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Il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

 

ECHECS SUCCESSIFS DES PROMOTEURS

Une première tentation leur vint, en 1861, d'aliéner le terrain de la baie de Chingoudy; elle leur fut offerte par un spéculateur aussitôt repoussé comme tel A ce dernier motif le Conseil municipal ajouta qu'il lui paraissait inopportun d'examiner une proposition quelconque, car « dans un avenir prochain, une concurrence s'établira évidemment pour l'acquisition de ce terrain et, alors seulement, il pourra y avoir des avantages réels pour la commune ». 

Pour cette raison plusieurs demandes d'acquisition de parcelles situées sur les dunes sont refusées de 1862 à 1867. 

Une seule exception : en 1862, la vente de 12 ares, à 30 f l'are, « sur les dunes de la côte près la ruine de l'ancienne chapelle Sainte-Anne pour y bâtir une maison et un jardin d'agrément, au profit de Mr Didelin, professeur de dessin à Aire ». Ce maître en prospective autant qu'en perspective s'inscrit certainement en tête des bâtisseurs des villas en bordure de la plage